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Le baclofène : pour ou contre ? Un relaxant musculaire serait-il efficace contre la dépendance à l’alcool ?

In : Actualités, Posted by on Sep.09, 2012

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Un Français sur dix aurait un problème avec l’alcool et environ deux millions seraient alcoolo-dépendants. Comme pour la plupart des addictions, les traitements médicamenteux sont encore notoirement insuffisants et plusieurs équipes, tant cliniques que fondamentales, recherchent les molécules qui pourraient enfin soulager les patients de leur incapacité à diminuer ou à arrêter leur consommation.

En 2008, le cardiologue français Olivier Ameisen raconte dans Le dernier verre comment pour se libérer d’une longue dépendance à l’alcool, il prend du baclofène, une molécule normalement prescrite pour soulager les contractures musculaires d’origine neurologique. Le dosage conseillé par le laboratoire est de l’ordre de 30 milligrammes par jour et Olivier Ameisen multiplie la dose par neuf ! Et son envie d’alcool disparaît ! Le livre connaît un vif succès et, très vite, les personnes traitées pour dépendance à l’alcool demandent à leur médecin de leur prescrire cette molécule.
Commence alors la polémique, car le baclofène n’a pas été mis sur le marché dans le cadre du sevrage alcoolique, et les doses efficaces semblent être très élevées et donc susceptibles d’entraîner des effets secondaires notables. De surcroît, les rares expériences cliniques réalisées, concernant chacune au plus une quarantaine de sujets, avaient donné des résultats variables. Dès lors, les médecins hésitent à prescrire cette substance. D’un côté, les « pour », de l’autre, les « sceptiques ». Pour dépasser des luttes d’opinions, des études scientifiques validées deviennent indispensables.

http://www.oeno.tm.fr/extraits/wod/clst/2571x10540x10810n10833_vRub/2571x10540x10810x10811x10833.html



Super biture, de Hugo L.

In : Actualités, Posted by on Sep.09, 2012

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Depuis quelques années, on voit apparaître en France, une méthode d’alcoolisation rapide venue des pays nordiques et anglo-saxons : le binge drinking, connu en français sous le nom peu reluisant de biture express. C’est une chose qu’on a du mal à cerner car il ne ressemble pas à de l’alcoolisme habituel. Ce phénomène touche en majorité les jeunes : ils veulent s’insérer socialement lors de soirées, de fêtes et pour cela, l’alcool est devenu une norme. C’est quelque chose de ponctuel mais de terriblement violent : en plus des risques directes comme le coma éthylique grave, le binge drinker est souvent régulièrement victime d’accident (noyades, accidents de la route), de viols, de rapports non protégés, de bagarres.
C’est pour faire connaître la dangerosité de cette méthode qui se répand comme une traînée de poudre que les éditions Jacob-Duvernet et les Assureurs Prévention Santé se sont associés pour publier le témoignage d’Hugo. Hugo est un lycéen de 17 ans normal, en classe de terminal. La pression du bac l’agace quelque peu, il n’a pas la passion des études. Il mène une vie d’adolescent classique, sans nuages au tableau qui pourrait expliquer rationnellement sa dérive. Dans Super Biture, aidé par le journaliste Denis Blanchot, il nous livre le récit de cette descente aux enfers où chaque défonce en entraîne une autre.

http://lacritiquante.wordpress.com/tag/alcoolisme/



Boire pendant la grossesse altère les performances fœtales 18/09/2012

In : Actualités, Posted by on Sep.09, 2012

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Les fœtus exposés à l’alcoolisme maternel présentent plus de difficultés d’apprentissage dès la période in utero. Une équipe de Belfast vient de montrer chez une petite cohorte de femmes enceintes non fumeuses que la prise d’alcool altère sensiblement les capacités d’habituation des bébés, cette forme d’apprentissage qui passe par l’exposition répétée et qui permet de diminuer l’intensité de la réponse au stimulus l’ayant déclenchée.

Dans cette étude irlandaise, les bébés exposés de façon itérative et régulière à un son bruyant ont mis plus de temps à s’y habituer, c’est-à-dire à reconnaître le caractère inoffensif du stimulus et à ne plus bouger en tous sens à son écoute.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/addictologie-alcoologie/boire-pendant-la-grossesse-altere-les-performances-foetales

 



L’alcool incriminé dans la genèse des cancers du sein et colorectaux

In : Documents, Risques sur l'organisme, Posted by on Sep.09, 2011

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ALCOOL ACTUALITÉS  –  N° 33  –  JUIN 2007

Le rôle causal de l’alcool dans les cancers de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’oesophage et du foie est connu depuis de nombreuses années ; il avait été notamment souligné en 1988 par les travaux du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) (1).
La nouvelle évaluation du CIRC permet d’incriminer avec certitude la consommation d’alcool dans la survenue de deux autres types de cancers :
le cancer du sein et les cancers colorectaux.

En février dernier, 26 chercheurs de 15 pays se sont donc réunis au CIRC à Lyon pour analyser l’ensemble des données de la littérature scientifique relatives au rôle de la consommation d’alcool dans la survenue de cancers sur 27 localisations
anatomiques. Un résumé de ce travail est paru récemment ; les résultats complets seront prochainement disponibles(2,3).
L’existence d’une relation de cause à effet a été confirmée pour les cancers suivants : bouche, pharynx, larynx, oesophage et foie. Le risque de ces 4 premiers cancers est augmenté d’un facteur 2 à 3 en cas de consommation quotidienne d’environ 50 g d’alcool (ce qui correspond à 5 verres standard), par rapport au risque des non-buveurs. Ce type de quantification s’avère plus délicat pour le cancer du foie, dans la survenue duquel la cirrhose et d’autres maladies hépatiques interviennent aussi.

Alcool et cancer

 



L’addiction redefinie comme une maladie

In : Dépendance, Documents, Posted by on Août.08, 2011

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Une nouvelle définition de l’addiction a été élaborée par The American Society of Addiction Medicine (ASAM) cette semaine, rapporte le Los Angeles Times. Elle résulte d’un travail intensif effectué pendant quatre ans par plus de 80 experts, précise l’International Business Time.

C’est la première fois que l’ASAM prend clairement position en ne considérant pas l’addiction comme «un simple problème comportemental impliquant des excès d’alcool, drogues, jeux ou sexe» mais comme «une maladie du cerveau survenant spontanément, non associée à quelconque facteur antérieur» (primary disease).

Les proches des «addicts» ont souvent tendance à penser qu’ils souffrent de problèmes comportementaux, liés à la/aux substance(s) dont ils sont dépendants. Mais l’ASAM affirme que cette idée est fausse:

« Ces comportements extérieurs sont le reflet d’une maladie profonde qui implique plusieurs aires du cerveau. »
L’addiction ne peut donc pas être définie comme l’acte de se jeter sur un paquet de chips, de boire une bouteille d’alcool en entier ou de tirer une longue bouffée de cigarette, raconte le Los Angeles Times. Ces actions seraient les conséquences de manques dans le cerveau: il ne s’agirait pas d’ «un problème social ou moral» mais bel et bien d’un problème médical.

L’addiction redefinie comme une maladie



Cas d’exposition au baclofène : données des centres antipoison et de toxicovigilance, 2003-2007

In : Baclofène, Documents, Posted by on Août.08, 2011

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Philippe Saviuc (CTV de Grenoble) – Août 2009

« Pour évaluer la tolérance de fortes doses orales de baclofène, dans la perspective de la mise en place d’un PHRC « baclofène et maintien du sevrage éthylique », l’Afssaps a sollicité les données des CAPTV.
L’interrogation des bases nationale et régionales (Bordeaux, Lille et Strasbourg) durant la période 2003 – 2007 a permis la sélection de 291 cas d’exposition au baclofène, seul agent en cause (95 cas)ou associé à au moins un autre agent (196 cas : un dépresseur au moins du système nerveux central>est présent dans 164 cas et un anti-épileptique au moins dans 93 cas).
L’analyse des circonstances de l’exposition a montré deux particularités : la proportion élevée desaccidents de la vie courante quand le baclofène était le seul agent en cause ; la proportion élevée deserreurs thérapeutiques, que baclofène soit seul ou associé : c’est le vraisemblable reflet des confusions et erreurs en liaison avec l’accroissement posologique particulier à ce type de spécialités, à l’initiation du traitement.
»

Cas d’exposition au baclofene



La prescription hors AMM

In : Baclofène, Documents, Posted by on Août.08, 2011

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Odile Paoletti – Neurologies – Février 2003 – Vol. 6

«  Les médecins peuvent prescrire légalement des médicaments hors AMM, c’est-à-dire au-delà de leur indication reconnue dans l’AMM. Toutefois, il convient de le faire avec circonspection et dans des cas précis dans lesquels il existe un consensus médical et ce, afin de limiter les risques en cas de mise en cause de leur responsabilité.
Le médecin reste libre de ses prescriptions et peut donc, sous son entière responsabilité, prescrire hors AMM.
L’expert, qui normalement devrait être un médecin de même spécialité que le prescripteur, devra dire si le traitement prescrit était approprié à l’état du patient.
LA NON-PRESCRIPTION D’UN MÉDICAMENT HORS AMM, POUVANT BÉNÉFICIER AU PATIENT
Si, sous prétexte qu’un médicament n’a pas reçu l’AMM, vous ne le prescrivez pas à votre patient, alors qu’il aurait pu améliorer son état de santé ou le guérir, votre responsabilité pourrait également
être recherchée !
»

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L’addiction, une maladie cérébrale chronique à part entière

In : Dépendance, Documents, Posted by on Août.08, 2011

WASHINGTON (AP) — L’addiction est bel et bien une maladie chronique du cerveau, selon une nouvelle définition de la Société américaine de médecine de l’addiction (American Society for Addiction Medicine), destinée à aider proches et soignants à mieux comprendre les enjeux de son traitement.

Cela est vrai qu’il s’agisse d’alcool, de drogue, d’addiction au jeu ou de troubles du comportement alimentaire, précisent les auteurs de cette nouvelle formulation. Et comme pour les autres maladies chroniques, troubles cardiaques ou diabète, le traitement de l’addiction est une affaire de longue haleine.

Cette nouvelle définition a été saluée par les professionnels. Ainsi, estime le Dr Nora Volkow, directrice du National Institute On Drug Abuse (NIDA), elle pourrait inciter plus de médecins généralistes à dépister les signes de dépendance chez leurs patients.

Selon NIDA, 23 millions d’Américains auraient besoin d’être traités pour une addiction, mais seuls deux millions le seraient.

L’addiction est généralement décrite par ses symptômes comportementaux: la phase d’excitation, le manque, et les choses que les gens font pour obtenir la première et éviter le second.

La nouvelle définition ne contredit pas les recommandations standard fondées sur ces symptômes, mais vient spécifier que « le problème comportemental est le résultat d’un dysfonctionnement cérébral », explique le Dr Nora Volkow.

Selon elle, la rechute n’est qu’une complication normale d’une maladie chronique, ce que médecins et proches doivent prendre en compte.

« Vous avez des membres de la famille qui disent: ‘tu as été en cure de désintoxication, comment peux-tu te droguer à nouveau?’ La pathologie cérébrale persiste des années après que vous ayez arrêté de consommer une drogue ».

L’addiction, une maladie cérébrale chronique à part entière



Peut on prescrire hors AMM? Le point de vue du clinicien

In : Baclofène, Documents, Posted by on Août.08, 2011

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P. Albaladejo, B. Caillet, Département d’Anesthésie-Réanimation de Bicêtre

« La prescription hors autorisation de mise sur le marché (AMM) est une préoccupation constante en médecine de ville puisque le non respect de l’AMM conduit à un non remboursement de l’assuré et devient une préoccupation croissante dans certaines spécialités soumises à une pression légale, telles la pédiatrie ou l’anesthésie-réanimation . Le nombre sans cesse croissant de publications dans la presse médicale française (et anglo-saxonne) reflète les interrogations que suscite le décalage existant entre les restrictions de l’AMM et les « données actuelles de la science ». Pour justifier la prescription en dehors du cadre de l’AMM, il faut répondre à 2 questions préalables :

1-Quels sont les principes médicaux et économiques qui régissent ou règlementent la prescription médicale ?

2-Une prescription hors AMM peut-elle être conforme aux données actuelles de la science ? »

Peut on prescrire hors AMM – Le point de vue du clinicien 



Complete and prolonges suppression of symptoms and consequences of alcohol-dependance using high-dose baclofene : a self-case report of a physician

In : Baclofène, Documents, Posted by on Août.08, 2011

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Olivier AMEISEN – Alcohol & Alcoholism Vol. 40, No. 2, pp. 147–150, 2005

« Aims : To test whether the dose-dependent motivation-suppressing effect of baclofen in animals could be transposed to humans, and suppress craving and sustain abstinence.
Methods: Neurologists safely use up to 300 mg/day (10 times the dosage currently used for alcohol dependence) of high-dose oral baclofen, to control spasticity, in order to avoid invasive therapy. I am a physician with alcohol dependence and comorbid anxiety. I self-prescribed high-dose baclofen, starting at 30 mg/day, with 20 mg increments every third day and an (optional) additional 20–40 mg/day for cravings.
Results: Cravings became easier to combat. After reaching the craving-suppression dose of 270 mg/day (3.6 mg/kg) after 5 weeks, I became and have remained free of alcohol dependence symptoms effortlessly for the ninth consecutive month. Anxiety is well controlled. Somnolence disappeared with a dosage reduction to 120 mg/day, now used for the eighth consecutive month. Conclusions: High-dose baclofen induced complete and prolonged suppression of symptoms and consequences of alcohol dependence, and relieved anxiety. This model, integrating cure and well-being, should be tested in randomized trials, under medical surveillance. It offers a new concept: medication-induced, dosedependent, complete and prolonged suppression of substance-dependence symptoms with alleviation of comorbid anxiety. »

But : Tester si l’effet dose dépendant de la suppression du désir de boire par le baclofène chez les animaux pouvait être transposé à l’homme, et ainsi réprimer le craving et maintenir l’abstinence.
Méthode : Les neurologues utilisent en toute sécurité jusqu’à 300 mg/jour (10 fois la dose actuellement utilisé pour la dépendance à l’alcool) de baclofène par voie orale, pour contrôler la spasticité, afin d’éviter un traitement invasif. Je suis un médecin avec une dépendance à l’alcool et de l’anxiété comorbide. Je me suis prescrit du baclofène à haute dose, en commençant par 30 mg / jour, avec des augmentations de 20 mg tous les trois jours et une dose supplémentaire (optionnelle) de 20-40 mg / jour pour les cravings.
Résultat : le craving est devenu plus facile à combattre. Après avoir atteint la dose de 270 mg / jour (3,6 mg / kg) après 5 semaines, je suis devenu et resté libre des symptômes de dépendance à l’alcool sans effort durant neufs mois consécutifs. L’anxiété est bien contrôlée. La somnolence a disparu avec une réduction de la posologie à 120 mg / jour, maintenant utilisé depuis huit mois.
Conclusion : le baclofène à haute dose induit une suppression complète et prolongée des symptômes et des conséquences de la dépendance alcoolique, et l’anxiété est soulagée. Ce modèle devrait être testé dans des essais randomisés, sous surveillance médicale. Il propose un nouveau concept: d’origine médicamenteuse, dose dépendent, la suppression complète et prolongée des symptômes de dépendance à l’alcool ainsi que la réduction de l’anxiété comorbide.

 Case Report Olivier Ameisen