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Témoignages de guérisons

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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A l’aide des données récoltées auprès de certains prescripteurs, ainsi que les témoignages récoltés sur internet,  j’ai pu estimer à au moins un millier de personnes traitées à ce jour en France par le baclofène.

Mais si l’on en croit les chiffres de l’AFSSAPS, Il y a beaucoup plus que cela :

Prescription hors AMM. « L’AFSSaPS a recensé à peu près 20 000 prescriptions de Liorésal® qui seraient, compte tenu des posologies utilisées, probablement en rapport avec l’alcoolo-dépendance. Le phénomène de la prescription hors AMM s’il est en augmentation, reste donc malgré tout limité », explique le Pr François Paille.

La publication d’Olivier Ameisen et Renaud de Beaurepaire Suppression de la dépendance à l’alcool et de la consommation d’alcool par le baclofène à haute dose indique 88% de guérison à 6 mois

La thèse de Constance Alexandre, mentionne 80% de personnes rentrant dans les normes de consommation de l’OMS à un an (14 verres par semaine pour les femmes et 21 verres pour les hommes) Alcool et baclofène : Etude de 132 personnes suivies pendant un an en ambulatoire

Enfin Philippe Jaury dit ceci concernant l’étude qu’il va réalisée prochainement « Notre hypothèse est que le placebo marche à 20% et que le baclofène marche entre 40 et 50% »

Cela fait beaucoup de guérisons potentielles ..

Quelques témoignages :

Mireille

« Polytox depuis ma plus tendre adolescence ….., Cuite à 13 ans, chichon, héro, speed ball, néocodion (comprimés et bouteilles en vente libre à l’époque),  subutex ,  AD + thymorégulateurs + anxios, mélange alcool + médocs ….etc …
J’ai tenté les AA, X cures de sevrages (hospitaliers, Calme (nous en reparlerons), HP etc ….) RIEN A FAIRE !!
J’ai « tenu  » 9 mois de privations,  flashs, pulsions and so on ….
Long travail psy depuis mes 18 ans …. (injonction thérapeutique) ….et j’ai découvert le Baclofène depuis plus de 5 mois !! MIRACLE !!!
Dose seuil 8Omg , INDIFFERENCE TOTALE à TOUS PRODUITS !!

Effets secondaires : très légère fatigue , c’est tout !

J’ai aussi trouvé un nouveau psychiatre toxicologue, qui me sèvre de tous les médicaments qui me muselaient la parole !
Oh grand Ponte …. Merci à vous !
Quand « on » a enfin trouvé le bon psychiatre, « on » est prêt à voir le jour !!
  »

Catherine

« Mars 2010 : nième rechute, nième hospitalisation. Mon médecin me propose un traitement Baclofène quoi ? Bon, bon, pourquoi pas!
Comme toujours je me pose quelques questions élémentaires et je tente d’y répondre seule pour ne pas être « sous-influence »
Et si ce nouvel espoir se solde encore par un échec? Après tout, chaque tentative m’a apporté quelque chose (AA, lettres de Fouquet, vidéos Phares …) Et les effets secondaires? Tu plaisantes là, tu veux que je t’énumère ceux de l’alcool, des benzos ? Et si c’était une nouveauté « labo » comme le rimonabant ? Quoi ? générique ? Utilisé depuis 40 ans? Ben alors ça profite à qui ?
Olivier Ameisen ? vu son parcours, ce ne sont pas les ventes de son livre qui vont lui rapporter  et cet ouvrage est plus scientifique qu’il n’y paraît  quelle biblio!

Mon médecin ? Pour l’instant il prescrit hors AMM, il a 30 patients pour qui ça marche. Peut-être qu’il veut simplement respecter son serment d’Hippocrate « […] Je ferai tout pour soulager leurs souffrances […] Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me sont demandés[…] »
Je serais folle de ne pas lui faire confiance!
Depuis deux mois de cette collaboration (mon médecin, le baclofène et moi) je continue à me tenir informée : les témoignages du forum, les publications…
J’en oublie même parfois l’essentiel…
Ca marche pour moi !!!!!!!!

Je pourrais faire la liste de ce que j’ai gagné, de ceux que j’ai soulagés (moi la première) mais je préfère une simple métaphore :
Docteur, j’ai retrouvé la vue! Je me vois dans le miroir et même si tout n’est pas parfait … j’aime bien ce que je vois. Merci docteur. »

Claire

«  Issue de parents alcooliques et baignée depuis la petite enfance dans un milieu empreint d’alcool et de violence, mes parents en sont décédés lorsque j’avais 16 et 18 ans. Circonstances dramatiques. Dès que j’ai entamé ma vie de femme, j’ai très vite compris que j’étais très fragile. Le moindre coup de cafard me dirigeait vers la bouteille. Mais j’ai géré, je suis devenue Maman à mon tour, et c’est lorsque que mon couple s’est déchiré, en plus de gros ennuis de santé, que je suis devenue moi-même alcoolique.

Durant 6 longues années j’ai cherché à m’en sortir seule. Au mois de septembre 2009 j’envisageais sérieusement d’en parler à mon médecin (qui ne se doutait de rien) et d’entrer en cure. Puis, j’ai eu dans les mains l’article du professeur Ameisen parlant de son traitement au Baclofène. Tout s’est enchaîné, les recherches, le forum « alcool et baclofène ». Je peux dire aujourd’hui que ce traitement m’a sauvé la vie !! C’est pour moi un long parcours, depuis octobre 2009, par manque de connaissance de mon médecin, qui n’a d’ailleurs pas voulu dépasser l’AMM.

Entre temps, j’ai trouvé un médecin prescripteur, je suis allée jusqu’à des doses de 230 mg /jour. Mais je ne trouvais pas l’indifférence attendue et souffrais beaucoup des effets secondaires.
C’est en octobre 2010, un an plus tard, que j’ai décidé de descendre mon dosage. J’ai trouvé mon compte entre 120 et 140mg/jour, dose à laqelle je suis encore.

Je gère très bien l’alcool, à la maison et en société. Il m’arrive de prendre une bière ou un verre de vin sans que ce ne soit la dégringolade! Je me sens bien dans ma tête, dans mon corps. J’ai retrouvé une vie saine, sereine, ma petite famille se porte à meveille!  »

Extrait de l’article de Sciences & Avenir 

« Yves, Franck, Pierre-Olivier… Comme eux, ils sont désormais des centaines à témoigner de la réussite pour eux-mêmes du baclofène. Avec quel taux de réussite ?

Au moins 50% à en croire plusieurs prescripteurs, soit un résultat totalement révolutionnaire si l’on considère le désert thérapeutique dans le traitement de l’alcoolisme. Mais ce chiffre est impossible à vérifier car ce médicament ne dispose pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour traiter l’addiction. Il se délivre donc sous le manteau et ses effets ne sont pas officiellement suivis.

Mais s’ils se confirment, les effets bénéfiques du baclofène annoncent des bouleversements majeurs dans le paradigme de l’alcoolo-dépendance.

A commencer par faire voler en éclats l’affirmation selon laquelle la volonté suffirait à réduire la dépendance. Une assertion sur laquelle sont fondés la plupart des traitements actuels, malgré un taux d’échec des cures de sevrage estimé entre 70 à 90% après un an…

Si, contrairement à ce que l’on pense, l’alcoolisme n’est pas une affection où prédomine un déterminant psychologique mais une maladie avec une très forte composante biologique, le mécanisme d’action du baclofène (voir infographie) permettrait de supprimer enfin la pulsion irrésistible dont sont
esclaves les alcooliques et, au-delà, les personnes dépendantes : «le craving».
»

Les témoignages en ce sens se multiplient. Dès lors qu’un patient peut entamer un protocole, augmenter les doses palier par palier jusqu’au jour ou l’indifférence à l’alcool cette envie irrépressible qui a bien failli le réduire à néant, s’il n’avait pas trouvé un médecin prescripteur compatissant.  »

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L’abstinence et l’indifférence

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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L’alcoolisme est considéré comme une maladie chronique, définie par une dépendance définitive et incurable à l’alcool. La dépendance est caractérisée par une perte du contrôle de la consommation ainsi qu’un besoin obsédant d’alcool.

Elle n’a longtemps eu qu’une réponse, l’abstinence volontaire, absolue et définitive. La notion d’abstinence comme seule solution possible a été introduite par des malades alcooliques américains qui en 1935 créent le mouvement des Alcooliques Anonymes. L’idée était somme toute assez simple et logique,  puisqu’il est souvent très difficile, voire impossible de limiter sa consommation d’alcool ; autant ne pas y toucher du tout.

Cette idée a été reprise par les médecins, l’abstinence est devenue l’objectif à atteindre et a été érigée en dogme. Dans ce cadre, le traitement de l’alcoolisme commence par la cure de sevrage, c’est-à-dire l’arrêt total et immédiat de la consommation d’alcool en ambulatoire, à l’hôpital ou en centre de soins spécialisés durant environ trois semaines. Il y a ensuite mise en place d’un traitement médicamenteux (naltrexone ou acamprosate) afin de réduire l’envie de boire, d’un accompagnement psychologique dont le but est de permettre au malade de trouver des parades pour résister à l’appel de l’alcool et une incitation à fréquenter les groupes d’entraide tels Alcooliques Anonymes (AA) ou Vie Libre. En complément, une post-cure de plusieurs mois peut être proposée.

La naltrexone, n’a pas pourtant pas d’efficacité à long terme comme le montre Chick J. dans son article de 2002 : Naltrexone for 3 or 12 months in addition to psychosocial counselling did not reduce drinking in alcohol dependence.

« In patients with alcohol dependence and a recent history of drinking to intoxication, treatment with
naltrexone for 3 or 12 months in addition to standardised psychosocial treatment was no more effective than placebo for reducing alcohol consumption. »

« Chez les patients dépendants à l’alcool ayant des problèmes non résolus avec l’alcool, le traitement associant la naltrexone durant 3 ou 12 mois en plus d’un traitement psychologique normalisé n’a pas été pas plus efficace qu’un placebo pour réduire la consommation d’alcool. »

L’acamprosate non plus « Le nihilisme thérapeutique s’applique tout aussi bien à l’acamprosate » dit Stahl, le pape actuel de la psychopharmacologie.
Stahl SM (2008) Stahl’s essential psychopharmacology. Cambridge University Press, New York

L’abstinence n’est pas une solution en soi puisqu’elle ne permet pas au malade de guérir, elle représente une façon très souvent compliquée et ressentie comme douloureuse pour le malade de contourner le problème. Le patient doit fournir au quotidien des efforts importants et constants. Avec en prime une forte culpabilisation pour tous ceux qui ne parviennent pas à tenir. Ainsi qu’un sentiment de malaise de devoir refuser les verres d’alcool et par là même d’avouer son alcoolisme.

Dans ce cadre, 80% des malades alcooliques refusent de se soigner. La première consultation intervenant en moyenne dix ans après les premiers symptômes de la dépendance (source : www.alcoweb.com), en grande partie à cause de l’abstinence que les malades redoutent ou estiment impossible, tant l’alcool fait partie de la société française.

Il est très difficile d’obtenir un chiffre concernant la réussite de l’abstinence. L’Inserm estime qu’un tiers des patients reste abstinent à un an et 10 % à 20 % au bout de quatre ans. À moyen terme, 15 % des malades acceptant de se soigner arrivent donc à rester à l’écart de l’alcool. Soit 2 % à 4 % des alcooliques, un chiffre dérisoire. Ceux qui arrivent à tenir se savent fragiles et comptent les jours sans boisson, il y a peu de franche réussite, peu d’abstinents heureux.

Marie

« Je fais partie d’une association qui est contre le baclofène, mais moi je suis pour à 100%.
C’est pourquoi j’arrive à promouvoir ce merveilleux baclofène lors des réunions où je profite de la pause cigarettte pour en parler aux malades, je leur distribue de la doc et si cela les intéresse ils prennent contact avec moi.
Si je fais cela c’est pour leurs éviter le calvaire que j’ai vécu il y a 12 ans et qui pendant 6 mois m’a fait mener une lutte sans merci avec l’alcool dans la souffrance et le désespoir.
Les médecins m’avaient donné 6 mois à vivre si je continuais et entre la vie et la mort j’ai choisi la vie.
J’ai arrêté du jour au lendemain aidée par un homme formidable qui était dans une association, par un médecin alcoologue, une femme avec qui ça a collé de suite et l’aide de mon psy.
Les premiers 6 mois ce fut l’enfer, l’alcool m’appelait jour et nuit, je ne sais pas comment j’ai trouvé la force de résister, c’était inhumain mais j’ai tenu, ensuite les pulsions se sont espacées et au bout de 2 ans je pouvais affronter l’alcool sans problème.
Actuellement j’aide et je soutiens 5 malades dont 4 sont sous baclofène.
Récemment un de mes amis a rechuté après 7 ans d’abstinence totale, au bout de 3 semaines de réalcoolisation très forte, il a téléphoné à son psy qui l’a pris en urgence, il est parti immédiatement en sevrage dans un centre de poscure et là miracle on lui a donné du baclofène, le résultat fut quasiment immédiat et depuis un mois tout a bien pour lui, quel dommage pour moi de ne pas avoir pu en profiter, cela m’aurait évité bien des souffrances. »

Indifférence ou suppression de la dépendance

Fin 2008 est paru le livre d’Olivier Ameisen : Le Dernier Verre. Bachelier à 16 ans, pianiste exceptionnel, brillant cardiologue, il commence à boire vers 30 ans, en réponse à une angoisse paralysante. L’alcool est le médicament qu’il choisit pour soigner son mal.

Pris au piège de l’alcool, il essaie tous les traitements disponibles, fréquente assidûment les Alcooliques Anonymes, multiplie les psychothérapies en vain, fait maintes cures de sevrage et rechute à chaque sortie. En milieu protégé, tout va bien, dès qu’il retrouve la vraie vie, c’est la catastrophe. Mais Olivier est médecin et raisonne comme tel ; il est persuadé que le problème est son anxiété, qu’elle a une base neurobiologique et qu’un médicament peut la soigner. Il ne veut pas mourir avant que quelqu’un ne découvre le remède.

Une amie lui envoie un jour un article sur le baclofène. Cet article relate l’histoire d’un cocaïnomane dont la prise de baclofène pour soulager ses spasmes musculaires, diminue sensiblement son envie de cocaïne. Olivier s’intéresse au baclofène qui est un myorelaxant parce que son anxiété s’accompagne de tensions musculaires sévères qu’aucun médicament ne parvient à soigner. Il pense que les deux choses sont liées. Il se connecte alors à Internet, tape « baclofène panique » puis « baclofène anxiété » et enfin « baclofène alcool » dans Google et découvre les premiers articles scientifiques concernant ce médicament. De part sa formation médicale, il sait les évaluer et les trouve prometteurs.

Il augmente peu à peu la dose jusqu’à 180 mg/j. Son anxiété diminue fortement, son craving aussi mais de façon insuffisante. Entre deux cuites il poursuit ses recherches sur le baclofène, passe des heures sur le site de PubMed qui référence les articles de toutes les revues médicales et s’intéresse aux articles concernant les animaux. Tous les articles disent la même chose, que ce soit pour la cocaïne, l’héroïne ou l’alcool, le baclofène supprime l’envie de consommer chez les rats de façon dose dépendante : à faible dose le baclofène réduit le craving, à forte dose il le supprime. La dose suppressive est pour les rats comprise entre 3 mg/kg et 4 mg/kg selon les drogues dont ils sont dépendants.

Il recommence alors le traitement en se fixant un maximum de 300 mg/j. Son protocole est très strict et rapide, 20 mg de plus tous les 3 jours. Le 14 février 2004, 37 jours après le début de son traitement, il atteint la dose de 270 mg/j et découvre ce qu’il appelle l’indifférence.

« On nous a apporté le thé, Rebecca observait les gens et moi je lisais les journaux. Au bout de cinq ou dix minutes, j’ai levé les yeux et laissé mon regard errer dans la salle. À une table voisine, un homme buvait une boisson ambrée (whisky ou cognac sans doute), et cela ne m’a rien fait.

Et voilà, je gardais les yeux sur un verre et restais de marbre. C’était devenu un simple objet. Ce soir-là, pour la première fois depuis que j’étais devenu alcoolique, je n’ai pas eu envie de boire.»

Olivier Ameisen est le premier à avoir connu et rapporté l’indifférence. Après avoir lu son livre avec espoir, d’autres malades ont voulu suivre son chemin et découvert ce qu’était l’indifférence.   En prenant du baclofène, ils ont vécu à leur tour la fin de leur dépendance et constaté la suppression de leur maladie.

Catherine

« Je crois que l’indifférence est la notion la plus difficile à intégrer lorsque l’on est malade. Avant d’être guérie, malgré les témoignages, j’avais du mal à croire que la vue de l’alcool ne me ferait ni chaud ni froid. Je savais que ça existait mais je ne voyais pas à quoi ça pouvait ressembler.

Aujourd’hui, je peux dire qu’il n’y a rien de plus génial que cette sensation. CAR CETTE SENSATION N’EXISTE PAS! JE ME FOUS DE L’ALCOOL, JE NE PENSE PLUS A L’ALCOOL! COMMENT PEUT-ON AVOIR DES SENSATIONS PAR RAPPORT A UNE CHOSE A LAQUELLE ON NE PENSE PAS? »

Cécile

« Quelle que soit la situation de stress, d’angoisse, je n’ai plus la réaction de boire pour aller mieux.
Je ne réponds plus à mes pulsions parce qu’elles n’existent plus.
Je ne repousse pas la tentation parce qu’elle n’existe pas.
L’indifférence n’entraîne pas l’abstinence même si elle la favorise, ma guérison a été obtenue sans douleur car autrement je ne pouvais, ne voulais pas me soigner … »
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Le baclofène dans tout ça

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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Olivier Ameisen, Professeur de médecine et de cardiologie, alcoolique et réfractaire à tous les traitements disponibles, a très vite été persuadé que cette maladie avait une base neuro-biologique et que le craving en était la clé ; il est en effet admis par la communauté scientifique que l’intensité du craving dans la maladie alcoolique est prédictive du taux de rechute du malade.

Il cherche alors dans la littérature les médicaments susceptibles d’agir sur le craving et découvre l’efficacité du baclofène sur des rats rendus dépendants : cet effet est dose dépendant, à hautes doses (5mg/kg) ; plus aucun animal n’éprouve le besoin de consommer, aucun autre médicament n’a cet effet.

Il découvre en outre l’efficacité du baclofène sur la réduction du craving humain à travers les travaux de l’équipe romaine conduite par G.Addolorato, ainsi que la possibilité de prendre jusqu’à 300mg par voie orale , puisque cette pratique est déjà utilisée par certains neurologues qui considèrent en effet l’administration par voie intrathécale (c’est à dire directement dans le cerveau à l’aide d’une pompe implantée sous la peau) dangereuse (complications infectieuses fréquentes).

Devant ces résultats, il émet le postulat que ce qui arrive aux rats peut Abstis’appliquer à l’homme et décide alors de s’administrer du baclofène à haute dose ; à la dose de 270mg/jour il devient indifférent à l’alcool.
La vue d’une bouteille d’alcool ne lui fait pas plus d’effet que la vue d’un pot de fleur.

Après avoir tenté sans succès d’alerter la communauté scientifique en publiant en 2004 son « case report », il publie en 2008 un livre grand public Le dernier verre  édition Denoël.

Le baclofène est une ancienne molécule commercialisée depuis plus de quarante ans sous le nom de Liorésal. C’est un myorelaxant agissant comme agoniste des récepteurs GABA-B ; elle a reçu son autorisation de mise sur le marché (AMM), avec pour seule indication la spasticité d’origine neurologique.
Pas d’autorisation de mise sur le marché pour l’alcoolisme ne veut pas dire comme on l’entend parfois, pas le droit de prescrire, la prescription est simplement encadrée par des règles et le médicament non remboursé. Quant on connait le coût dérisoire du traitement, qui revient à 1 ou 2 euros par jour, on se dit que ce n’est pas très important.

Odile Paoletti, avocate, dit en outre ceci :

« Si, sous prétexte qu’un médicament n’a pas reçu l’AMM, vous ne le prescrivez pas à votre patient, alors qu’il aurait pu améliorer son état de santé ou le guérir, votre responsabilité pourrait également être recherchée ! »

Les prescripteurs, de plus en plus nombreux, qui acceptent de prescrire le font à titre compassionnel, en général pour des personnes ayant tenté sans succès les méthodes traditionnelles proposées dans le cadre de l’alcoolisme.

Les effets secondaires du baclofène sont bien connus et surviennent principalement en début de traitement, lorsqu’on augmente trop rapidement la posologie ou lorsqu’on utilise des doses élevées. Ils imposent rarement l’arrêt du traitement. Les principaux effets secondaires sont la fatigue, la somnolence, les nausées.

Renaud de Beaurepaire, Psychiatre à Villejuif, premier prescripteur français, de part l’ancienneté (c’est le seul médecin français cité dans le livre d’Olivier Ameisen) et le nombre de patients qu’il a traité, en donne une liste ici

Concernant la sécurité d’emploi du baclofène, aucun décès n’a jamais été constaté en prise orale même à des doses extrêmement fortes prises par des personnes tentant de mettre fin à leur jour. Par ailleurs, aucun cas de complications irréversibles dû à une prise de baclofène par voie orale n’a été rapporté dans la littérature ou par les centres anti-poison depuis que le baclofène est utilisé.

voici ce qu’en dit SFA (Société Française d’Alcoologie) dans son rapport de décembre 2010 :

« La pharmacovigilance s’adresse donc à un nombre important de patients y compris aux posologies élevées de l’AMM : environ un million de patients/année pendant plus de vingt ans, à la posologie moyenne de 75 mg/jour. A fortes doses (100 à 150 mg/jour) en utilisation chronique, les événements indésirables graves signalés ont été très rares, tous réversibles; A ce jour, aucun décés n’a été attribué au baclofène »

Sur quoi s’appuie t’elle pour affirmer cela, sur un rapport qu’elle a demandé aux centres anti-poisons de Bordeaux, Lille et Strasbourg.

Depuis la sortie du livre « Le dernier verre » en octobre 2008 par lequel le Professeur Olivier Ameisen a fait connaître sa découverte, des malades alcooliques ont réclamé le traitement et des médecins se sont mis à prescrire le baclofène, le succès a très souvent été au rendez-vous.
Parmi eux, Renaud de Beaurepaire, Annie Rapp médecin et psychothérapeute à Paris, d’autres médecins partout en France les ont rejoints.

Les centres d’addictologie se mettent eux aussi peu à peu à prescrire, comme le RESADSAD ( Réseau Sud Aquitain des professionnels de Soin en Addictologie ), le RESAD84 (Vaucluse) et le CHU de Lille.

Voici ce que qu’écrit Renaud de Beaurepaire dans son très bel éditorial (le courrier des addictions – N°3 septembre 2010) :

« Un jour, forcément, quelqu’un écrira l’histoire du baclofène. Avec, en toile de fond, cette question, ou plutôt cette énigme : pourquoi des médecins ont pendant si longtemps regardé se dégrader et mourir devant eux des malades atteints d’une maladie, l’alcoolisme, alors qu’ils avaient à portée de main un médicament qui la guérissait ? Des médecins qui ont même refusé de le prescrire ! Une énigme et un scandale, une honte pour la médecine. Le journaliste qui l’écrira sera sans pitié. Les mauvais prétextes, discours mensongers, intérêts financiers et industriels, tous les conflits d’intérêt, pressions exercées par certains organismes… il passera tout au crible. Le livre qu’il tirera de son enquête s’appellera peut-être « Le scandale du baclofène » .

La seule voie proposée jusqu’à présent aux malades alcooliques est l’abstinence, même accompagnée de médicaments anti craving, d’antidépresseur ou d’anxiolytique et de soutien psychologique, une grande majorité de malades n’arrive pas à tenir et rechute tant l’esprit doit lutter et se faire violence pour maintenir au jour le jour l’abstinence.

Si l’alternative « baclofène » permet de guérir, comme le disent les centaines de patients traités par cette molécule à la dose moyenne de 140mg/jour, cela vaut sans doute le coup d’être essayé …m’aider à arrêter de boire de l’alcool, besoin aide pour arreter de boire, je veux arreter de boire, Comment faire pour arrêter de boire, j’ai besoin de m’arrêter de boire, on peut s’arrêter de boire, urgence d’arrêter de boire. Arrêter de boire – je lutte contre l’alcoolisme, l’alcool, vous en êtes où, j’aimerai arreter de boire, medicament pour arreter de boire, le baclofene arreter boire avec le baclofene, je veux arreter de boire, prend du baclofen, je vais stopper l’alcool, je cherche un prescripteur de baclofene,Comment j’ai stoppé l’alcool grâce au baclofène. je n’en peux plus avec l’alcool, je n’en peux plus de boire trop, je veux arrêter de boire, Combien de temps faut il arreter de boire de l’alcool,je commence a arreter de boire, Je cherche de l aide pour arreter de boire, je bois trop,problème d’alcool, arrêter de boire, alcoolique,j’ai un problème avec l’alcool, je veux arreter l’alcool,Je voudrais arrêter de boire et me passer de boire pour évaluer ma dépendance à l’alcool , peur d’arrêter l’alcool, comment aider à arreter de boire de l’alcool,vaincre l’alcoolisme et arrêter de boire de l’alcool en prennant du baclofene,Comment s’arrêter de boire, il faut que j’arrete de boire



Le déni et la co-dépendance

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

Commentaires fermés sur Le déni et la co-dépendance

La consommation excessive d’alcool et l’alcoolisme, ne sont pas des sujets neutres à aborder, ils nous renvoient à nos propres représentations par rapport à l’alcool.

Chacun d’entre nous connaît , dans sa famille, son entourage, une personne ayant un problème grave lié à l’alcool dont il n’est pas fier. Alors forcément, quand cela nous touche nous aussi, nous avons tendance à nier ce problème.

Je ne bois pas plus que les autres, mes copains, mon beau frère, jamais le matin, le week-end seulement, parfois la semaine mais rarement …

Le déni, est un mécanisme de défense finalement assez ordinaire et compréhensible. Loin de toute volonté de mensonges, notre propre discours se trouve parfois soumis à des déformations singulières.

La société très tolérante et ne voulant pas reconnaître ce problème, l’alcoolisme, ne favorise pas l’acceptation d’une maladie « honteuse » et très difficile à soigner, il est donc plus facile pour tous, le malade comme l’entourage de faire comme si de rien n’était.

De plus la culture française entretient le déni sur les dangers de l’alcool, qui est pourtant une drogue. L’alcool et notamment le vin sont valorisés, il suffit d’en consommer raisonnablement.

Le consommateur excessif n’a alors qu’une chose à faire : minimiser sa consommation pour rentrer dans le rang, se considérer et être considéré comme quelqu’un de normal.

On explique souvent le déni par les sentiments de honte, et culpabilité, que pourrait ressentir le malade.

Se reconnaître alcoolique mènerait la personne à croire et à avouer aux autres ce que lui-même pense des alcooliques : ce sont des êtres méprisables, monstrueux, dégoûtants. Ainsi en exigeant de l’individu qu’il reconnaisse son alcoolisme, on ne lui demande rien de moins que de s’avouer en dessous de tout.

Souvent, même le médecin de famille ferme les yeux et ne répond pas aux timides questions de la personne dépendante qui s’interroge sur sa consommation en hausse, l’enfermant dans un mensonge qui au fond arrange tout le monde.

Combien d’entre nous sont repartis de chez leur médecin en n’ayant pas pu aborder le problème qui commence à nous préoccuper : notre consommation excessive, oh non pas vous ..

Le déni: un symptôme de l’alcoolisme

« Le patient alcoolique minimise ou nie l’existence d’une consommation d’alcool excessive à son médecin. Cette caractéristique clinique s’explique par le déni qui est une construction partiellement inconsciente qui vise à gérer l’angoisse générée par la prise de conscience d’un problème difficilement acceptable, par la perspective d’un sevrage et par le changement radical de mode de vie qu’implique l’abstinence totale.
Le médecin, dont le rôle est de motiver le patient à se soigner, peut aider le patient par la prise en compte et la gestion du déni. Quelques exemples de stratégies utilisables en pratique générale sont reprises dans cet article. »

Lorsque l’excès d’alcool entraîne trop de conséquences négatives, la souffrance apparaît. Elle peut être physique, psychique, entrainer des difficultés avec son conjoint, sa famille, ses relations professionnelles.

Contrairement à ce que l’on pense souvent, au moins au début de son histoire avec l’alcool, le malade perçoit ces difficultés et les relie à sa conduite d’alcoolisation. L’analyse qu’il porte sur lui-même, comparée aux images qu’il a de l’alcoolique (ivrogne, clochard, tyran domestique) provoque une prise de conscience et une auto-critique.

Il s’agit bien évidemment d’un jugement très négatif où se mêle honte, culpabilité et rejet de soi. Cette perception va pousser la personne à se prouver et à prouver aux autres qu’il n’est pas identique à cette image. La meilleure façon d’y parvenir est de se prouver qu’il n’est pas alcoolique, qu’il ne boit pas trop, qu’il peut s’arrêter de boire quand il le souhaite. Malheureusement, une fois dépendant, le malade alcoolique ne peut plus contrôler sa consommation et le déséquilibre initial s’aggrave.

Au fur et à mesure du développement de son alcoolisme, le malade alcoolique prend de plus en plus l’habitude d’éluder le problème chaque fois qu’il se trouve confronté à des situations pénibles liées à l’alcool. Cela aboutit à encore plus de problèmes non résolus et à une prise d’alcool pour essayer d’y faire face. La spirale infernale commence, problèmes : alcool, alcool : problèmes ..

Tout ceci aboutit à une grande solitude : le malade alcoolique lutte afin de ne pas reconnaitre son alcoolisme et boit en cachette. Il peut même arrêter de boire pendant un laps de temps, et s’étant prouvé qu’il peut arrêter, il se remettra à boire avec moins de culpabilité : je peux m’arrêter quand je le souhaite. Ceci durera tant qu’il n’aura pas reconnu son problème et tenter de le résoudre, tant qu’il ne sera pas sorti du déni.

Cécile :

« Pendant toute la période où je buvais, j’ai été dans le déni sans le savoir car ce mot n’évoquait rien pour moi. J’ai commencé adolescente avec les surprises-parties, puis continué ensuite tout naturellement dans ma vie de femme par un alcoolisme mondain qui est vite devenu quotidien. Pour moi c’était naturel et le côté répétitif de mes prises d’alcool ne me gênait en rien. Quand le monde où je vivais a basculé, c’est à dire quand ma famille s’est retrouvée du jour au lendemain sans rien, j’ai bien évidement continué à boire. Là, encore cet état de fait me semblait naturel, il me fallait bien me donner du courage pour affronter les choses, en cela l’alcool était mon allié …
Mes enfants grands et partis, j’ai commencé à penser que je pouvais avoir un problème avec l’alcool. Mais je n’avais aucune envie de supporter les douleurs de l’abstinence.
J’ai vu une émission à la télévision où l’on parlait d’un médicament pour vaincre l’envie de boire et surtout d’un livre. J’ai acheté le livre  Le dernier verre  du Professeur Olivier Ameisen et là …..
J’ai d’abord fait une première lecture en allant directement aux pages qui avaient trait à l’alcool. Chaque phrase, chaque mot percutait tout mon être. Arrivée à la fin du livre je savais que j’avais été toute ma vie dans le déni et que je venais d’en sortir. J’étais dans un état d’une grande tranquillité mêlé à une certaine forme d’excitation. J’ai relu le livre plusieurs fois. Plein de pages sont cochées et de mots soulignés. Je suis guérie et sais fort bien que c’est grâce à ce livre puis ensuite bien évidement grâce au baclofène. »

CO-DEPENDANCE ET DESIGNATION – Docteur Michel JACQ – Elément de référence/communication présenté lors de la journée organisée à l’attention des médecins du travail, le jeudi 11 juin 2009

a) Celui (ou celle) qui nous gâche la vie :
C’est ainsi souvent qu’est désigné le malade alcoolique. A la fois coupable de ne pas savoir boire comme les autres et coupable de ne pas vouloir reconnaître quand il s’alcoolise plus que de raison, le perturbateur est avant tout celui qui fait souffrir les autres.
b) Celui (ou celle) que l’on aime sinon on ne serait plus là !
Il s’agit bien là d’un paradoxe, plus la souffrance est grande, plus elle témoigne de l’amour porté au malade. En même temps, on retrouve là le raisonnement de l’abandonnique qui met l’autre à l’épreuve pour faire la preuve… qu’on l’aime toujours.
c) Celui (ou celle) qui nous fait honte…
Assez souvent, le malade alcoolique par ses troubles du comportement, attire l’attention du voisinage ; la famille n’a plus alors comme solution que de cacher, de le cacher quand il a bu et progressivement de se cacher en temps que famille. Le cercle des amis se restreint, cette dissimulation s’accompagne d’une honte de ce qu’ils sont.

Au début le conjoint protège et excuse le malade : Il travaille beaucoup … il a beaucoup de soucis… ses amis l’entraînent à boire… il ne sait pas dire non…. Et cache à son entourage les épisodes qui le mettent le plus mal à l’aise.

Puis tente de contrôler la consommation d’alcool de son partenaire. S’il boit peu, l’espoir revient sinon c’est la déception. Peu à peu le conjoint perd confiance en lui et en sa capacité à aider et à empêcher de boire son conjoint.

En réagissant ainsi, le conjoint s’épuise, perd espoir. Il en vient à oublier de s’occuper de lui même. Maintenant, l’alcool dirige sa vie autant que celle de son conjoint. Il est pris par le cercle vicieux de la co-dépendance.

Lorsque l’alcoolisme devient trop évident, commence la phase de la lutte avec son entourage. Ceci aboutit à détériorer complètement la relation entre le malade et son entourage : le malade se sent persécuté par sa famille. La famille se sent dupé par le malade qui fuit sans arrêt, accumule les problèmes, nie sa dépendance ou quand il la reconnaît fait des promesses qu’il ne peut tenir du fait de sa maladie alcoolique.

Il s’ensuit une agressivité réciproque qui va aboutir à des rancunes bilatérales. En plus de la maladie vont se rajouter d’énormes problèmes familiaux et sociaux, presque toujours les mêmes.

La famille, avec les meilleurs intentions du monde, va persécuter à son insu la personne dépendante. Pas plus que le malade, elle ne sait pas qu’elle a en face d’elle un drogué et ne sait comment faire. Elle donne des conseils totalement inadaptés. Il en découle des conflits qui vont aller en s’aggravant, de la violence et un véritable calvaire autant pour le malade que pour son entourage.

Au bout d’un certain nombre d’années, l’entourage, s’il n’est pas devenu aussi malade que le malade lui-même, n’aura qu’une ressource de survie : fuire. Ceci explique un nombre considérable de divorces dans la maladie alcoolique.

Claudie :

« Nous sommes ensemble depuis 17 ans , j’ai toujours su qu’il avait un problème avec l’alcool, mais je lui trouvais milles excuses ! pendant les périodes « clean  » j’avais un mari formidable. Puis les années passant les périodes « clean  » sont devenues plus courtes , jusqu’à cette année 2009 qui fut pour nous une année de cauchemars !!!!! mon mari est devenu  mister hyde.
Mais je ne voulais pas le laisser tomber dans le caniveau, alors chaque jours que dieu a fait j’ai pardonné, caché à nos enfants (qui sont loin d’être aveugles ).
le dernier trimestre 2009 mes nerfs ont lâchés, la peur m’a prise je ne gérais plus rien , il est devenu incontrôlable! Nous avons passé un Noël en enfer!
Nous avons fait une table ronde je lui ai annoncé ma décision NOTRE DEPART !
Cela m’a brisé le coeur de le voir ainsi mais je ne pouvais plus rester comme ca, voir la douleur dans les yeux des enfants, j’ai quelque part espérer que cela aller lui faire un électrochoc…
et j’ai eu raison il est allé voir notre généraliste et lui a demandé de l’aide ! il est revenu a la maison avec AOTAL , SERESTA et interdiction de boire une goutte d’alcool !!!
Il était complétement abruti avec les médocs , les crises de manque étaient terribles, mais il voulait se soigner !
Désespérée de le voir ainsi souffrir j’ai surfé une dernière fois sur le net et la j’ai trouvé un site sur le baclofene ! »

Diverses stratégies peuvent être utilisées pour faciliter la prise de conscience du sujet dépendant. Un contrôle sanguin banal peut être un prétexte pour l’évoquer.
Les complications potentielles sont, pour certains, l’occasion de se rendre compte de leur alcoolisation excessive. La survenue d’un événement « grave » (conduite en état d’ivresse et accident de la route, accès de violence incontrôlable) sont déterminants pour la prise de conscience du malade.
Quelque soit la modalité de la sortie du déni, c’est le malade lui-même qui doit pouvoir envisager sa maladie. Cette condition est une étape incontournable pour accepter de se soigner.

Le fait que cette maladie soit considérée comme non guérissable, le fait qu’il en faille passer par le sevrage et l’abstinence si difficile et douloureuse à tenir n’arrange pas les choses. Et pourtant, avec le baclofène les choses sont plus simples et faciles …



la dépendance à l’alcool

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

Commentaires fermés sur la dépendance à l’alcool

En France, on estime que cinq millions de personnes ont un problème avec l’alcool, c’est-à-dire qu’elles ont régulièrement une consommation excessive de boissons alcoolisées ; parmi elles deux millions sont alcoolodépendantes. La frontière entre les deux groupes n’est pas très claire ni facile à établir.

Un document édité par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé en 2008, nous donne un aperçu des populations à risque en France :

Ces résultats sont issus d’une étude en population générale qui distingue pour la première fois en France les modes de consommation d’alcool à risque, la consommation modérée et la non-consommation.
Les consommateurs excessifs d’alcool sont en général insuffisamment diagnostiqués.

« En France, le risque d’alcoolisation excessive, ponctuel ou chronique, concerne surtout les hommes : plus de quatre hommes sur dix et plus d’une femme sur dix. Entre 25 et 64 ans, il touche un homme sur deux.
Ces comportements sont moins fréquents chez les personnes vivant au sein d’une famille, sauf lorsque l’un des membres présente un usage à risque.
Les liens entre le risque d’alcoolisation excessive et les catégories socioéconomiques sont contrastés. Chez les femmes, le risque n’est patent que pour les cadres alors que chez les hommes, il touche aussi bien les ouvriers que les cadres, mais moins fréquemment les employés. Le risque est plus souvent chronique que ponctuel chez les personnes ayant connu des épisodes de précarité au cours de leur vie, chez les hommes exerçant une profession intermédiaire, chez les artisans, commerçants ou chefs d’entreprise, ainsi que chez les hommes ayant des revenus faibles. La non-consommation, quant à elle, se concentre dans les catégories les moins aisées. »

La plupart des malades ayant un problème avec l’alcool hésitent en effet à consulter un médecin et tendent à minimiser auprès des autres et d’eux mêmes les quantités qu’ils consomment.

La peur d’être étiqueté comme un « alcoolique », avec toute la connotation péjorative que cela implique, freine très souvent le buveur excessif à parler de ses problèmes d’alcool.
De plus bien souvent son entourage, son médecin parfois, minimise également le problème tant cette maladie que tout le monde s’accorde à reconnaitre terriblement difficile à soigner, fait peur.

Pourtant l’alcoolisme est un maladie, pas un vice et la volonté n’a pas beaucoup de prises sur elle.

Alcoolodépendance

Au-delà du nombre de verres consommés, l’alcoolodépendance est l’incapacité d’une personne à ne pas consommer d’alcool. La perte de liberté d’un individu par rapport à l’alcool, l’impossibilité de se passer de boire malgré les dommages subis du fait de cette alcoolisation. Une fois la dépendance installée, boire devient une nécessité, le désir de cesser de boire ne suffit pas. La volonté n’a que peu de prise.

La dépendance peut être d’ordre physique, c’est le cas si le fait de s’abstenir de boire un jour est à l’origine de malaises (tremblements le matin au réveil, anxiété, sudation, agitation, tachycardie, etc.) qui cessent dès que la personne s’alcoolise.

Elle peut être simplement  d’ordre psychique si le fait de ne pas boire n’entraîne aucune manifestation physique. Il s’agit dans ce cas d’un désir impérieux de renouveler la prise d’alcool, d’une incapacité à maîtriser sa consommation, les verres s’enchaînant les uns après les autres, ou l’impossibilité de s’abstenir de consommer plus de quelques jours.

Lors d’un traitement classique (cure de sevrage plus accompagnement psychologique), la dépendance physique est relativement facile à régler. Un sevrage de quelques jours permet de s’en débarrasser ; il n’en est pas de même de la dépendance psychique qui perdure de longues années et conduit de façon majoritaire les malades à une rechute. Dès lors qu’elle devient dépendante, une personne a beau se raisonner, savoir que l’alcool est destructeur, se promettre ou promettre à ses proches tous les matins de ne pas céder à l’alcool, chaque jour le même scénario se reproduit, le désir monte et la personne finit par craquer.

On se dit de façon illusoire : « Aujourd’hui je me limiterai, un verre et j’arrête ! », mais les verres s’enchaînent toujours. On est parfaitement conscient de cela. On sait qu’une fois le premier verre bu, les autres s’enchaîneront, mais quelque chose de plus fort que l’intelligence nous pousse à prendre ce premier verre. La raison, la volonté, la honte, l’amour que l’on porte à sa famille, ses enfants et la culpabilité que l’on ressent à se comporter de cette façon n’ont que peu de prises.

Voici les critères de dépendance selon la classification DSM-IV

Le DSM-IV présente l’addiction comme un mode d’utilisation inapproprié d’un produit entraînant des signes physiques et psychiques. Elle se manifeste par l’apparition d’au moins trois des signes ci-après sur une période d’un an.

une tolérance (ou accoutumance) qui se traduit soit par une augmentation des doses pour un effet similaire, soit par un effet nettement diminué si les doses sont maintenues à leur état initial.
– un syndrome de sevrage en cas d’arrêt ou une prise du produit pour éviter un syndrome de sevrage.
– une incapacité à gérer sa propre consommation, l’usager consomme plus longtemps ou plus qu’il ne le voulait.
– des efforts infructueux pour contrôler la consommation.
– un temps de plus en plus important est consacré à la recherche du produit.
– les activités sociales, culturelles ou de loisir sont abandonnées en raison de l’importance que prend le produit dans la vie quotidienne.
– une poursuite de la consommation malgré la conscience des problèmes qu’elle engendre.

Tolérance et sevrage constituent la dépendance physique, et ne recouvrent que deux critères sur 7. Il est donc possible d’être dépendant au sens du DSM sans avoir développé de tolérance physique.
Pour savoir où vous en êtes avec le problème d’alcool, un test est disponible ici

De manière claire, l’alcool peut donner lieu, sil est consommé avec excès et longtemps, à une accoutumance, à une augmentation de la tolérance, à une forte dépendance psychologique et, dans bien des cas, à une dépendance physique. Et cela, dune manière d’autant plus insidieuse que tous ne sont pas égaux devant l’alcool. « La capacité, pour une substance dite psycho-active, d’induire des symptômes de sevrage (delirium tremens, épilepsie et autres …), d’être neurotoxique et de susciter un besoin intense de consommer à nouveau, définit sa nature de drogue. L’alcool répond évidemment à ce critère » (Dr Jean ADES).
L’alcool, une drogue dure dont l’usage est cependant licite.

L’alcoolisme est une maladie chronique à évolution progressive se présentant par des symptômes tels qu’une envie irrésistible de boire malgré des conséquences fâcheuses sur la vie sociale, affective, professionnelle ou sur la santé. Comme beaucoup d’autres maladies, son évolution est souvent prévisible avec des complications bien décrites.

l’alcoolisme se transmet souvent de génération en génération. Cela s’explique, en partie, par une transmission génétique. Il ne faut pour autant pas confondre risque et fatalité. Si le risque de développer des problèmes d’alcool est trois fois plus important pour un enfant dont l’un des parents est alcoolo-dépendant, seule une partie d’entre eux deviennent alcooliques. A l’inverse, une personne sans aucun antécédent d’alcoolisme familial peut devenir alcoolo-dépendante.

Il semblerait également que les personnes très sensibles à l’alcool, celles qui ne tiennent pas l’alcool, soient mieux protégées contre la maladie alcoolique.

L’entourage et l’environnement d’une personne, son exposition au stress et la disponibilité de l’alcool sont des facteurs qui influent également la consommation d’alcool et le développement de l’alcoolisme. A l’inverse d’autres facteurs liés à la personnalité et à l’entourage familial peuvent avoir un effet protecteur, même pour quelqu’un présentant un haut risque de développer des problèmes d’alcool.



Les risques de l’alcool sur l’organisme

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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L’alcool est responsable de 49 000 décès par an en  France et demeure la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac. En plus d’être la cause de nombreuses pathologies et de traumatismes, l’alcool est responsable de dommages sociaux, mentaux et affectifs (infractions à la loi, violences familiales) qui induisent des coûts très élevés pour la société. La consommation d’alcool peut être préjudiciable pour le consommateur lui-même mais aussi pour son entourage. Consommé durant la grossesse, il  entraîne également des risques très importants pour le fœtus (altération du développement cérébral). Il augmente le risque de ces pathologies et des dommages sociaux de façon dose-dépendante : plus un individu consomme de l’alcool, plus le risque est important.

La norme admise par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), concernant une consommation d’alcool à faible risque pour la santé, est de ne pas dépasser deux verres en moyenne par jour pour les femmes (soit quatorze verres par semaine) et trois verres en moyenne par jour pour les hommes (soit vingt et un verres par semaine). L’OMS recommande également de s’abstenir au moins un jour par semaine de toute consommation d’alcool. Au-dessus de ces chiffres, la consommation est jugée dangereuse en termes de santé et la mortalité augmente.

L’alcool est en effet impliqué dans une cinquantaine de pathologies. Il n’y a que peu d’organes qui ne soient pas touchés par la consommation excessive d’alcool, le cerveau et le système nerveux en premier.
L’OMS a identifié la consommation d’alcool comme l’un des 10 premiers facteurs de risque dans le fardeau mondial de la maladie et une étude récente suggère que un décès sur dix en Europe est imputable à l’abus d’alcool.

Une alcoolisation chronique avec une consommation excessive et régulière peut graduellement provoquer des lésions hépatiques, des hépatites, une cirrhose hépatique, de nombreux cancers , des ulcères, des troubles pancréatiques, des gastrites, le diabète, l’obésité ou au contraire de la dénutrition, des carences, de la déshydratation, des dérèglements hormonaux, une impuissance, des lésions ou des atrophies cérébrales, des encéphalopathies, des polynévrites, de l’épilepsie, des cardiopathies, de l’hypertension, des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques, une mort subite.

La consommation abusive d’alcool est également  responsable de nombreux accidents de la route (4 000 morts par an, dont des jeunes en nombre important), d’accidents domestiques, d’accidents du travail, de suicides dont 40 % sont favorisés par la consommation d’alcool au moment du geste.

L’alcoolémie, est le taux d’alcool présent dans l’organisme. Elle s’exprime en gramme d’alcool par litre de sang. Un taux de 0,5 signifie une présence de 0,5 g d’alcool par litre de sang.
Le foie est l’organe principal chargé de l’élimination de l’alcool en le transformant pour plus de 90 %. Le reste est évacué par les poumons (dans l’haleine), les reins (par l’urine) et la peau (par la sueur).
Il faut savoir que la capacité du foie à éliminer l’alcool est limitée à 2,4 g/l de sang par jour en moyenne. Au-delà de 3 g/l, il peut y avoir coma et, au-delà de 5 g/l, il y a risque mortel. Chaque verre fait monter l’alcoolémie de 0,15 à 0,20 g/l.

Dans tous les cas, rien ne peut accélérer le travail d’élimination du foie : ni l’exercice physique, le froid ou la chaleur, ni même l’absorption d’aliments ou de médicaments.
Seul le temps permet de faire baisser l’alcoolémie. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,15 g d’alcool par heure. Si un verre s’avale en quelques secondes, il faut 90 minutes pour l’éliminer !
De plus, consommé à jeun, l’alcool se diffuse plus rapidement dans l’organisme que lorsqu’il est pris au cours d’un repas et manifeste donc ses effets plus vite.

A court terme, la consommation d’alcool peut exposer à des risques majeurs :

– une diminution de la vigilance responsable d’accidents de la circulation , du travail, domestique, etc,
– des pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des agressions sexuelles, au suicide, à des homicides,
– une exposition à des agressions en raison d’une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne ivre n’est plus capable de se défendre.

A long terme, la consommation excessive et régulière d’alcool, augmente le risque de nombreuses pathologies :

– Cancers : notamment de la bouche, de la gorge, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, de l’intestin, du foie,  le cancer du sein et les cancers colorectaux.

Comparés à ceux qui ne boivent pas d’alcool et ne fument pas de tabac, les consommateurs de plus de 45g d’alcool par jour (soit 4 verres par jour) ont deux fois plus de risque de développer un cancer de la cavité buccale et du pharynx. Ce risque est multiplié par 15 si, de surcroît, ils fument chaque jour plus de 2 paquets de cigarettes.

– Maladies du foie (cirrhoses) et du pancréas (pancréatites).

La cirrhose du foie est une maladie chronique et irréversible. Il s’agit d’une destruction progressive des cellules du foie, qui sont remplacées par un tissu fibreux. Le foie ne fonctionne plus correctement et son aspect se modifie : il devient dur et bosselé et peut changer de taille. L’une des complications de la cirrhose est le cancer du foie.
L’alcool est la cause principale de cirrhose du foie. C’est une maladie pour laquelle on ne dispose pas de traitement. Cependant l’arrêt complet de la consommation d’alcool améliore grandement les chances de survie.
La durée d’intoxication nécessaire pour développer une cirrhose est estimée à 10 ans chez les femmes et 15 ans chez les hommes, pour des doses quotidiennes plus faibles chez la femme : d’après les études, le risque de développer une cirrhose devient important (risque multiplié par 3 ou 4) à partir de 30g d’alcool par jour chez la femme (soit 3 verres)  et 50g d’alcool par jour chez l’homme (soit 5 verres). Après le diagnostic d’une cirrhose, 40 à 80% des patients décèdent dans les 5 ans

– Maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle.

– Maladies du système nerveux, destruction des neurones.

Des troubles cognitifs (mémoire) sont fréquemment observés chez plus de 50% des consommateurs excessifs. Ces troubles affectent la mémoire, les capacités visuomotrices et perceptives, les praxies (adaptation des mouvements au but visé), l’abstraction ou les capacités d’élaboration.
Ces symptômes peuvent persister après l’arrêt de l’alcool, pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Le cortex frontal, une région cérébrale impliquée dans la réalisation des tâches cognitives, est particulièrement sensible aux effets de l’alcool.
Il n’existe pas de mécanisme unique expliquant la neurotoxicité du produit. Toutefois, il est certain que l’éthanol, lui-même, est neurotoxique : à fortes doses, il perturbe les mécanismes de transmission de l’information nerveuse et détruit les neurones.

 – Troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement, certaines psychoses, démences.).

Si l’on considère les conséquences de l’abus de lalcool sur la santé physique et mentale et sur la vie familiale, il est possible de considérer l’alcool comme une drogue dure dont lusage est cependant licite. En effet, au contraire des drogues dures classiques, l’alcool est un produit psycho-actif complexe dont l’usage convivial et récréatif est possible, largement répandu, inscrit dans le patrimoine culturel et social de la France.

Source d’un plaisir gustatif, d’une euphorie légère harmonisant les liens sociaux, d’un certain art de vivre, il peut être consommé longtemps et toujours, à doses modérées, sans induire ni toxicité ni, bien sûr, de dépendance. Il est l’un des éléments majeurs de la convivialité et de la fête. Cet usage social, qui est le fait de la population dans sa majorité, n’est pas à confondre avec le mésusage destructeur que représentent les conduites alcooliques.

La consommation excessive, prolongée dans le temps, peut alors « transformer le plaisir en besoin , le bien-être transitoire en mal-être somatique et psychique, le produit hédonique en drogue délétère » (Dr Jean Adès). Le malade alcoolique perd alors toute liberté de décision, toute possibilité d’user ou non de l’alcool.

En ce sens, l’alcool est peut être la pire des drogues, voici ce que dit une polytoxicomane  à ce sujet :

« Je pensais sincèrement , qu’ayant arrêté tous les produits comme l’héroine , le néocodion , le subutex etc …..l’alcool ne serait histoire que de quelques mois !

Que nenni !
J’ai mis bien plus de temps à arrêter l’alcool que tous les autres produits !!! 15 ans durant , j’ai bataillé , jusqu’au jour où j’ai entendu parlé du Dr O. Ameisen et de son livre !
Lors d’une de mes X cures , j’ai appris que l’alcool était la drogue la plus nocive !!

D’abord de par sa difficulté à l’arrêter ….pfffffffffffff et encore VIVE le BACLOFENE !!
Mais et surtout , autant l’héroine anesthésie les neurones , l’alcool lui , les détruit massivement !!!

Il suffit de regarder un cerveau en coupe IRM , pour constater les dégats !!
Mais au bout de 10 j d’arrêt , le cerveau (certaines parties) se remettent à fonctionner , 10 j plus tard encore un peu plus etc
Mais ce qui est perdu , le reste définitement !! Contrairement aux opiacés !!
Encore une idée reçue !!!

« On » parle de drogues dures , en évoquant héro & co , mais jamais de l’alcool !!

Le lobby des Alcooliers , est bien puissant !!

Et maintenant , je ne t’apprends rien , la nouvelle cible : les jeunes !! Binge Drinking , Apéros Géants (via FB) etc …»

l’ensemble de la discussion est ici



l’alcool en Europe et dans la société française

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

Commentaires fermés sur l’alcool en Europe et dans la société française


L’alcool est lié à l’histoire de l’humanité, à peu près tous les peuples ont fabriqué une forme ou une autre de boisson alcoolisée à partir de raisins, pommes, canne à sucre, patate, betterave, etc.
Les observations archéologiques laissent penser que la vigne est apparue dans le Sud-Est asiatique il y a 9 000 ans.

Dans l’Antiquité, le vin remplace le sang et les sacrifices humains offerts aux divinités. Homère l’évoque dans l’Iliade et l’Odyssée.
La Bible fait référence au vin près de 150 fois, le premier miracle du Christ a été de changer l’eau en vin aux noces de Cana.

Ajoutons que, dans notre société, la vente d’alcool est florissante. Les alcooliers savent  par leurs publicités, atteindre des publics diversifiés et stimuler la vente de leurs produits.

Bien des familles sont inquiètes devant la menace de la drogue, cependant l’usage abusif de l’alcool est considéré comme naturel, et très souvent banalisé.
Bien des individus ne perçoivent pas combien l’alcool consommé longtemps et à fortes doses est un toxique beaucoup plus dangereux que le cannabis, plus destructeur en nombre de vie que l’héroïne et plus lourd de conséquences que le tabac.

Pays viticole par excellence, l’alcool et plus particulièrement le vin, est omni-présent dans la société française.

« Boire de l’alcool » est souvent une manière d’officialiser un événement ou de marquer la division entre le travail et les loisirs. Atteindre et même rechercher l’ivresse, sont également des comportements caractéristiques, voire symboliques des différentes cultures des pays européens. Associé à la fête, l’alcool accompagne tous les événements marquants de la vie : naissances, mariages, pendaison de crémaillère, pots de de départs, d’arrivée ou de retraite, succès, etc.

l’Europe joue un rôle central dans le marché de l’alcool, puisqu’elle est à l’origine du quart de la production mondiale des boissons alcooliques et de plus de la moitié de la production de vin.

Le rôle économique des producteurs de boissons alcooliques est considérable dans de nombreux pays européens. Les taxes directes concernant l’alcool s’élevaient à 25 milliards d’euros dans les 15 pays de l’Union Européenne en 2001, il faut y ajouter d’autres taxes payées au cours de la production et de la vente.

En se basant sur l’analyse des études existantes, on peut estimer que la consommation d’alcool pour l’Union européenne en 2003 a rapporté 125 milliards d’euros.

Selon l’Insee, le chiffre d’affaires de la filière alcool française représentait 15,8 milliards d’euros en 2007. La filière alcool représentait près de 500 000 emplois directs ou indirects en France en 2000.
Comme en Europe, l’activité liée à la production et la distribution d’alcool dispose d’un poids très important dans l’économie nationale et génère également des économies publiques pour la collectivité ainsi que des recettes fiscales.

Mais de façon qui semble claire pour les auteurs de cet article, l’alcool coûte plus cher à la collectivité qu’il ne rapporte.
De plus le coût indirect essaie de tenir compte de la valeur attribuée à la souffrance et plus généralement à la vie humaine en comptabilisant les années de vie « gâchées » à la suite des dommages de l’alcool (maladies, accidents, délits et crimes).
La démarche pour évaluer le coût social de l’alcoolisme comprend trois étapes.
Dans un premier temps, on cherche, à partir d’une analyse approfondie de la littérature, à identifier toutes les conséquences, sanitaires ou autres, associées à la consommation d’alcool.
Sont ensuite documentés les liens de causalité entre ces conséquences et cette même consommation d’alcool.
La troisième étape consiste à assigner à chacun des événements recensés un coût.

En 2003, ces coûts ont été estimés à 270 milliards d’euros ; d’autres méthodes d’évaluation ont donné des chiffres compris entre 150 et 760 milliards d’euros.

Depuis plusieurs décennies, la consommation d’alcool en France est en diminution régulière : la consommation annuelle d’alcool pur a ainsi baissé de moitié entre 1960 et aujourd’hui.
Elle est passée de 27, 4 litres par an et par adulte en 1960 à 17,8 litres en 1991.

Malgré cette diminution, la France reste parmi les pays les plus consommateurs, au 4e rang des pays de l’Union européenne et au 6e rang mondial.

Le vin constitue un peu plus de 60% de la consommation totale d’alcool, la consommation de bière diminue depuis le début des années 2000, ainsi que celle de cidre. La consommation d’alcools forts reste globalement à un niveau stable.

Depuis quelques temps des scientifiques planchent sur le sujet : élaborer un vin qui conserve ses arômes mais contient moins d’alcool et proposent déjà des techniques pour corriger l’augmentation régulière du taux d’alcool constatée en 30 ans, liée en partie au changement climatique.
Dans les années 80, un vin contenait en moyenne 10 à 11% d’alcool, alors que ce taux atteint actuellement 13 à 14%, voire 15% dans les régions viticoles les plus chaudes, comme le sud de la France.
D’ici quatre ans, M. Escudier et son équipe de l’unité expérimentale de Pech Rouge (Aude), spécialisée dans la recherche oenologique, pourront proposer de nouveaux cépages permettant de produire un vin à teneur réduite en alcool, entre 9 et 11%

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