Le baclofène dans tout ça

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

Olivier Ameisen, Professeur de médecine et de cardiologie, alcoolique et réfractaire à tous les traitements disponibles, a très vite été persuadé que cette maladie avait une base neuro-biologique et que le craving en était la clé ; il est en effet admis par la communauté scientifique que l’intensité du craving dans la maladie alcoolique est prédictive du taux de rechute du malade.

Il cherche alors dans la littérature les médicaments susceptibles d’agir sur le craving et découvre l’efficacité du baclofène sur des rats rendus dépendants : cet effet est dose dépendant, à hautes doses (5mg/kg) ; plus aucun animal n’éprouve le besoin de consommer, aucun autre médicament n’a cet effet.

Il découvre en outre l’efficacité du baclofène sur la réduction du craving humain à travers les travaux de l’équipe romaine conduite par G.Addolorato, ainsi que la possibilité de prendre jusqu’à 300mg par voie orale , puisque cette pratique est déjà utilisée par certains neurologues qui considèrent en effet l’administration par voie intrathécale (c’est à dire directement dans le cerveau à l’aide d’une pompe implantée sous la peau) dangereuse (complications infectieuses fréquentes).

Devant ces résultats, il émet le postulat que ce qui arrive aux rats peut Abstis’appliquer à l’homme et décide alors de s’administrer du baclofène à haute dose ; à la dose de 270mg/jour il devient indifférent à l’alcool.
La vue d’une bouteille d’alcool ne lui fait pas plus d’effet que la vue d’un pot de fleur.

Après avoir tenté sans succès d’alerter la communauté scientifique en publiant en 2004 son « case report », il publie en 2008 un livre grand public Le dernier verre  édition Denoël.

Le baclofène est une ancienne molécule commercialisée depuis plus de quarante ans sous le nom de Liorésal. C’est un myorelaxant agissant comme agoniste des récepteurs GABA-B ; elle a reçu son autorisation de mise sur le marché (AMM), avec pour seule indication la spasticité d’origine neurologique.
Pas d’autorisation de mise sur le marché pour l’alcoolisme ne veut pas dire comme on l’entend parfois, pas le droit de prescrire, la prescription est simplement encadrée par des règles et le médicament non remboursé. Quant on connait le coût dérisoire du traitement, qui revient à 1 ou 2 euros par jour, on se dit que ce n’est pas très important.

Odile Paoletti, avocate, dit en outre ceci :

« Si, sous prétexte qu’un médicament n’a pas reçu l’AMM, vous ne le prescrivez pas à votre patient, alors qu’il aurait pu améliorer son état de santé ou le guérir, votre responsabilité pourrait également être recherchée ! »

Les prescripteurs, de plus en plus nombreux, qui acceptent de prescrire le font à titre compassionnel, en général pour des personnes ayant tenté sans succès les méthodes traditionnelles proposées dans le cadre de l’alcoolisme.

Les effets secondaires du baclofène sont bien connus et surviennent principalement en début de traitement, lorsqu’on augmente trop rapidement la posologie ou lorsqu’on utilise des doses élevées. Ils imposent rarement l’arrêt du traitement. Les principaux effets secondaires sont la fatigue, la somnolence, les nausées.

Renaud de Beaurepaire, Psychiatre à Villejuif, premier prescripteur français, de part l’ancienneté (c’est le seul médecin français cité dans le livre d’Olivier Ameisen) et le nombre de patients qu’il a traité, en donne une liste ici

Concernant la sécurité d’emploi du baclofène, aucun décès n’a jamais été constaté en prise orale même à des doses extrêmement fortes prises par des personnes tentant de mettre fin à leur jour. Par ailleurs, aucun cas de complications irréversibles dû à une prise de baclofène par voie orale n’a été rapporté dans la littérature ou par les centres anti-poison depuis que le baclofène est utilisé.

voici ce qu’en dit SFA (Société Française d’Alcoologie) dans son rapport de décembre 2010 :

« La pharmacovigilance s’adresse donc à un nombre important de patients y compris aux posologies élevées de l’AMM : environ un million de patients/année pendant plus de vingt ans, à la posologie moyenne de 75 mg/jour. A fortes doses (100 à 150 mg/jour) en utilisation chronique, les événements indésirables graves signalés ont été très rares, tous réversibles; A ce jour, aucun décés n’a été attribué au baclofène »

Sur quoi s’appuie t’elle pour affirmer cela, sur un rapport qu’elle a demandé aux centres anti-poisons de Bordeaux, Lille et Strasbourg.

Depuis la sortie du livre « Le dernier verre » en octobre 2008 par lequel le Professeur Olivier Ameisen a fait connaître sa découverte, des malades alcooliques ont réclamé le traitement et des médecins se sont mis à prescrire le baclofène, le succès a très souvent été au rendez-vous.
Parmi eux, Renaud de Beaurepaire, Annie Rapp médecin et psychothérapeute à Paris, d’autres médecins partout en France les ont rejoints.

Les centres d’addictologie se mettent eux aussi peu à peu à prescrire, comme le RESADSAD ( Réseau Sud Aquitain des professionnels de Soin en Addictologie ), le RESAD84 (Vaucluse) et le CHU de Lille.

Voici ce que qu’écrit Renaud de Beaurepaire dans son très bel éditorial (le courrier des addictions – N°3 septembre 2010) :

« Un jour, forcément, quelqu’un écrira l’histoire du baclofène. Avec, en toile de fond, cette question, ou plutôt cette énigme : pourquoi des médecins ont pendant si longtemps regardé se dégrader et mourir devant eux des malades atteints d’une maladie, l’alcoolisme, alors qu’ils avaient à portée de main un médicament qui la guérissait ? Des médecins qui ont même refusé de le prescrire ! Une énigme et un scandale, une honte pour la médecine. Le journaliste qui l’écrira sera sans pitié. Les mauvais prétextes, discours mensongers, intérêts financiers et industriels, tous les conflits d’intérêt, pressions exercées par certains organismes… il passera tout au crible. Le livre qu’il tirera de son enquête s’appellera peut-être « Le scandale du baclofène » .

La seule voie proposée jusqu’à présent aux malades alcooliques est l’abstinence, même accompagnée de médicaments anti craving, d’antidépresseur ou d’anxiolytique et de soutien psychologique, une grande majorité de malades n’arrive pas à tenir et rechute tant l’esprit doit lutter et se faire violence pour maintenir au jour le jour l’abstinence.

Si l’alternative « baclofène » permet de guérir, comme le disent les centaines de patients traités par cette molécule à la dose moyenne de 140mg/jour, cela vaut sans doute le coup d’être essayé …m’aider à arrêter de boire de l’alcool, besoin aide pour arreter de boire, je veux arreter de boire, Comment faire pour arrêter de boire, j’ai besoin de m’arrêter de boire, on peut s’arrêter de boire, urgence d’arrêter de boire. Arrêter de boire – je lutte contre l’alcoolisme, l’alcool, vous en êtes où, j’aimerai arreter de boire, medicament pour arreter de boire, le baclofene arreter boire avec le baclofene, je veux arreter de boire, prend du baclofen, je vais stopper l’alcool, je cherche un prescripteur de baclofene,Comment j’ai stoppé l’alcool grâce au baclofène. je n’en peux plus avec l’alcool, je n’en peux plus de boire trop, je veux arrêter de boire, Combien de temps faut il arreter de boire de l’alcool,je commence a arreter de boire, Je cherche de l aide pour arreter de boire, je bois trop,problème d’alcool, arrêter de boire, alcoolique,j’ai un problème avec l’alcool, je veux arreter l’alcool,Je voudrais arrêter de boire et me passer de boire pour évaluer ma dépendance à l’alcool , peur d’arrêter l’alcool, comment aider à arreter de boire de l’alcool,vaincre l’alcoolisme et arrêter de boire de l’alcool en prennant du baclofene,Comment s’arrêter de boire, il faut que j’arrete de boire

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