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Témoignages de guérisons

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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A l’aide des données récoltées auprès de certains prescripteurs, ainsi que les témoignages récoltés sur internet,  j’ai pu estimer à au moins un millier de personnes traitées à ce jour en France par le baclofène.

Mais si l’on en croit les chiffres de l’AFSSAPS, Il y a beaucoup plus que cela :

Prescription hors AMM. « L’AFSSaPS a recensé à peu près 20 000 prescriptions de Liorésal® qui seraient, compte tenu des posologies utilisées, probablement en rapport avec l’alcoolo-dépendance. Le phénomène de la prescription hors AMM s’il est en augmentation, reste donc malgré tout limité », explique le Pr François Paille.

La publication d’Olivier Ameisen et Renaud de Beaurepaire Suppression de la dépendance à l’alcool et de la consommation d’alcool par le baclofène à haute dose indique 88% de guérison à 6 mois

La thèse de Constance Alexandre, mentionne 80% de personnes rentrant dans les normes de consommation de l’OMS à un an (14 verres par semaine pour les femmes et 21 verres pour les hommes) Alcool et baclofène : Etude de 132 personnes suivies pendant un an en ambulatoire

Enfin Philippe Jaury dit ceci concernant l’étude qu’il va réalisée prochainement « Notre hypothèse est que le placebo marche à 20% et que le baclofène marche entre 40 et 50% »

Cela fait beaucoup de guérisons potentielles ..

Quelques témoignages :

Mireille

« Polytox depuis ma plus tendre adolescence ….., Cuite à 13 ans, chichon, héro, speed ball, néocodion (comprimés et bouteilles en vente libre à l’époque),  subutex ,  AD + thymorégulateurs + anxios, mélange alcool + médocs ….etc …
J’ai tenté les AA, X cures de sevrages (hospitaliers, Calme (nous en reparlerons), HP etc ….) RIEN A FAIRE !!
J’ai « tenu  » 9 mois de privations,  flashs, pulsions and so on ….
Long travail psy depuis mes 18 ans …. (injonction thérapeutique) ….et j’ai découvert le Baclofène depuis plus de 5 mois !! MIRACLE !!!
Dose seuil 8Omg , INDIFFERENCE TOTALE à TOUS PRODUITS !!

Effets secondaires : très légère fatigue , c’est tout !

J’ai aussi trouvé un nouveau psychiatre toxicologue, qui me sèvre de tous les médicaments qui me muselaient la parole !
Oh grand Ponte …. Merci à vous !
Quand « on » a enfin trouvé le bon psychiatre, « on » est prêt à voir le jour !!
  »

Catherine

« Mars 2010 : nième rechute, nième hospitalisation. Mon médecin me propose un traitement Baclofène quoi ? Bon, bon, pourquoi pas!
Comme toujours je me pose quelques questions élémentaires et je tente d’y répondre seule pour ne pas être « sous-influence »
Et si ce nouvel espoir se solde encore par un échec? Après tout, chaque tentative m’a apporté quelque chose (AA, lettres de Fouquet, vidéos Phares …) Et les effets secondaires? Tu plaisantes là, tu veux que je t’énumère ceux de l’alcool, des benzos ? Et si c’était une nouveauté « labo » comme le rimonabant ? Quoi ? générique ? Utilisé depuis 40 ans? Ben alors ça profite à qui ?
Olivier Ameisen ? vu son parcours, ce ne sont pas les ventes de son livre qui vont lui rapporter  et cet ouvrage est plus scientifique qu’il n’y paraît  quelle biblio!

Mon médecin ? Pour l’instant il prescrit hors AMM, il a 30 patients pour qui ça marche. Peut-être qu’il veut simplement respecter son serment d’Hippocrate « […] Je ferai tout pour soulager leurs souffrances […] Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me sont demandés[…] »
Je serais folle de ne pas lui faire confiance!
Depuis deux mois de cette collaboration (mon médecin, le baclofène et moi) je continue à me tenir informée : les témoignages du forum, les publications…
J’en oublie même parfois l’essentiel…
Ca marche pour moi !!!!!!!!

Je pourrais faire la liste de ce que j’ai gagné, de ceux que j’ai soulagés (moi la première) mais je préfère une simple métaphore :
Docteur, j’ai retrouvé la vue! Je me vois dans le miroir et même si tout n’est pas parfait … j’aime bien ce que je vois. Merci docteur. »

Claire

«  Issue de parents alcooliques et baignée depuis la petite enfance dans un milieu empreint d’alcool et de violence, mes parents en sont décédés lorsque j’avais 16 et 18 ans. Circonstances dramatiques. Dès que j’ai entamé ma vie de femme, j’ai très vite compris que j’étais très fragile. Le moindre coup de cafard me dirigeait vers la bouteille. Mais j’ai géré, je suis devenue Maman à mon tour, et c’est lorsque que mon couple s’est déchiré, en plus de gros ennuis de santé, que je suis devenue moi-même alcoolique.

Durant 6 longues années j’ai cherché à m’en sortir seule. Au mois de septembre 2009 j’envisageais sérieusement d’en parler à mon médecin (qui ne se doutait de rien) et d’entrer en cure. Puis, j’ai eu dans les mains l’article du professeur Ameisen parlant de son traitement au Baclofène. Tout s’est enchaîné, les recherches, le forum « alcool et baclofène ». Je peux dire aujourd’hui que ce traitement m’a sauvé la vie !! C’est pour moi un long parcours, depuis octobre 2009, par manque de connaissance de mon médecin, qui n’a d’ailleurs pas voulu dépasser l’AMM.

Entre temps, j’ai trouvé un médecin prescripteur, je suis allée jusqu’à des doses de 230 mg /jour. Mais je ne trouvais pas l’indifférence attendue et souffrais beaucoup des effets secondaires.
C’est en octobre 2010, un an plus tard, que j’ai décidé de descendre mon dosage. J’ai trouvé mon compte entre 120 et 140mg/jour, dose à laqelle je suis encore.

Je gère très bien l’alcool, à la maison et en société. Il m’arrive de prendre une bière ou un verre de vin sans que ce ne soit la dégringolade! Je me sens bien dans ma tête, dans mon corps. J’ai retrouvé une vie saine, sereine, ma petite famille se porte à meveille!  »

Extrait de l’article de Sciences & Avenir 

« Yves, Franck, Pierre-Olivier… Comme eux, ils sont désormais des centaines à témoigner de la réussite pour eux-mêmes du baclofène. Avec quel taux de réussite ?

Au moins 50% à en croire plusieurs prescripteurs, soit un résultat totalement révolutionnaire si l’on considère le désert thérapeutique dans le traitement de l’alcoolisme. Mais ce chiffre est impossible à vérifier car ce médicament ne dispose pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour traiter l’addiction. Il se délivre donc sous le manteau et ses effets ne sont pas officiellement suivis.

Mais s’ils se confirment, les effets bénéfiques du baclofène annoncent des bouleversements majeurs dans le paradigme de l’alcoolo-dépendance.

A commencer par faire voler en éclats l’affirmation selon laquelle la volonté suffirait à réduire la dépendance. Une assertion sur laquelle sont fondés la plupart des traitements actuels, malgré un taux d’échec des cures de sevrage estimé entre 70 à 90% après un an…

Si, contrairement à ce que l’on pense, l’alcoolisme n’est pas une affection où prédomine un déterminant psychologique mais une maladie avec une très forte composante biologique, le mécanisme d’action du baclofène (voir infographie) permettrait de supprimer enfin la pulsion irrésistible dont sont
esclaves les alcooliques et, au-delà, les personnes dépendantes : «le craving».
»

Les témoignages en ce sens se multiplient. Dès lors qu’un patient peut entamer un protocole, augmenter les doses palier par palier jusqu’au jour ou l’indifférence à l’alcool cette envie irrépressible qui a bien failli le réduire à néant, s’il n’avait pas trouvé un médecin prescripteur compatissant.  »

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L’abstinence et l’indifférence

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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L’alcoolisme est considéré comme une maladie chronique, définie par une dépendance définitive et incurable à l’alcool. La dépendance est caractérisée par une perte du contrôle de la consommation ainsi qu’un besoin obsédant d’alcool.

Elle n’a longtemps eu qu’une réponse, l’abstinence volontaire, absolue et définitive. La notion d’abstinence comme seule solution possible a été introduite par des malades alcooliques américains qui en 1935 créent le mouvement des Alcooliques Anonymes. L’idée était somme toute assez simple et logique,  puisqu’il est souvent très difficile, voire impossible de limiter sa consommation d’alcool ; autant ne pas y toucher du tout.

Cette idée a été reprise par les médecins, l’abstinence est devenue l’objectif à atteindre et a été érigée en dogme. Dans ce cadre, le traitement de l’alcoolisme commence par la cure de sevrage, c’est-à-dire l’arrêt total et immédiat de la consommation d’alcool en ambulatoire, à l’hôpital ou en centre de soins spécialisés durant environ trois semaines. Il y a ensuite mise en place d’un traitement médicamenteux (naltrexone ou acamprosate) afin de réduire l’envie de boire, d’un accompagnement psychologique dont le but est de permettre au malade de trouver des parades pour résister à l’appel de l’alcool et une incitation à fréquenter les groupes d’entraide tels Alcooliques Anonymes (AA) ou Vie Libre. En complément, une post-cure de plusieurs mois peut être proposée.

La naltrexone, n’a pas pourtant pas d’efficacité à long terme comme le montre Chick J. dans son article de 2002 : Naltrexone for 3 or 12 months in addition to psychosocial counselling did not reduce drinking in alcohol dependence.

« In patients with alcohol dependence and a recent history of drinking to intoxication, treatment with
naltrexone for 3 or 12 months in addition to standardised psychosocial treatment was no more effective than placebo for reducing alcohol consumption. »

« Chez les patients dépendants à l’alcool ayant des problèmes non résolus avec l’alcool, le traitement associant la naltrexone durant 3 ou 12 mois en plus d’un traitement psychologique normalisé n’a pas été pas plus efficace qu’un placebo pour réduire la consommation d’alcool. »

L’acamprosate non plus « Le nihilisme thérapeutique s’applique tout aussi bien à l’acamprosate » dit Stahl, le pape actuel de la psychopharmacologie.
Stahl SM (2008) Stahl’s essential psychopharmacology. Cambridge University Press, New York

L’abstinence n’est pas une solution en soi puisqu’elle ne permet pas au malade de guérir, elle représente une façon très souvent compliquée et ressentie comme douloureuse pour le malade de contourner le problème. Le patient doit fournir au quotidien des efforts importants et constants. Avec en prime une forte culpabilisation pour tous ceux qui ne parviennent pas à tenir. Ainsi qu’un sentiment de malaise de devoir refuser les verres d’alcool et par là même d’avouer son alcoolisme.

Dans ce cadre, 80% des malades alcooliques refusent de se soigner. La première consultation intervenant en moyenne dix ans après les premiers symptômes de la dépendance (source : www.alcoweb.com), en grande partie à cause de l’abstinence que les malades redoutent ou estiment impossible, tant l’alcool fait partie de la société française.

Il est très difficile d’obtenir un chiffre concernant la réussite de l’abstinence. L’Inserm estime qu’un tiers des patients reste abstinent à un an et 10 % à 20 % au bout de quatre ans. À moyen terme, 15 % des malades acceptant de se soigner arrivent donc à rester à l’écart de l’alcool. Soit 2 % à 4 % des alcooliques, un chiffre dérisoire. Ceux qui arrivent à tenir se savent fragiles et comptent les jours sans boisson, il y a peu de franche réussite, peu d’abstinents heureux.

Marie

« Je fais partie d’une association qui est contre le baclofène, mais moi je suis pour à 100%.
C’est pourquoi j’arrive à promouvoir ce merveilleux baclofène lors des réunions où je profite de la pause cigarettte pour en parler aux malades, je leur distribue de la doc et si cela les intéresse ils prennent contact avec moi.
Si je fais cela c’est pour leurs éviter le calvaire que j’ai vécu il y a 12 ans et qui pendant 6 mois m’a fait mener une lutte sans merci avec l’alcool dans la souffrance et le désespoir.
Les médecins m’avaient donné 6 mois à vivre si je continuais et entre la vie et la mort j’ai choisi la vie.
J’ai arrêté du jour au lendemain aidée par un homme formidable qui était dans une association, par un médecin alcoologue, une femme avec qui ça a collé de suite et l’aide de mon psy.
Les premiers 6 mois ce fut l’enfer, l’alcool m’appelait jour et nuit, je ne sais pas comment j’ai trouvé la force de résister, c’était inhumain mais j’ai tenu, ensuite les pulsions se sont espacées et au bout de 2 ans je pouvais affronter l’alcool sans problème.
Actuellement j’aide et je soutiens 5 malades dont 4 sont sous baclofène.
Récemment un de mes amis a rechuté après 7 ans d’abstinence totale, au bout de 3 semaines de réalcoolisation très forte, il a téléphoné à son psy qui l’a pris en urgence, il est parti immédiatement en sevrage dans un centre de poscure et là miracle on lui a donné du baclofène, le résultat fut quasiment immédiat et depuis un mois tout a bien pour lui, quel dommage pour moi de ne pas avoir pu en profiter, cela m’aurait évité bien des souffrances. »

Indifférence ou suppression de la dépendance

Fin 2008 est paru le livre d’Olivier Ameisen : Le Dernier Verre. Bachelier à 16 ans, pianiste exceptionnel, brillant cardiologue, il commence à boire vers 30 ans, en réponse à une angoisse paralysante. L’alcool est le médicament qu’il choisit pour soigner son mal.

Pris au piège de l’alcool, il essaie tous les traitements disponibles, fréquente assidûment les Alcooliques Anonymes, multiplie les psychothérapies en vain, fait maintes cures de sevrage et rechute à chaque sortie. En milieu protégé, tout va bien, dès qu’il retrouve la vraie vie, c’est la catastrophe. Mais Olivier est médecin et raisonne comme tel ; il est persuadé que le problème est son anxiété, qu’elle a une base neurobiologique et qu’un médicament peut la soigner. Il ne veut pas mourir avant que quelqu’un ne découvre le remède.

Une amie lui envoie un jour un article sur le baclofène. Cet article relate l’histoire d’un cocaïnomane dont la prise de baclofène pour soulager ses spasmes musculaires, diminue sensiblement son envie de cocaïne. Olivier s’intéresse au baclofène qui est un myorelaxant parce que son anxiété s’accompagne de tensions musculaires sévères qu’aucun médicament ne parvient à soigner. Il pense que les deux choses sont liées. Il se connecte alors à Internet, tape « baclofène panique » puis « baclofène anxiété » et enfin « baclofène alcool » dans Google et découvre les premiers articles scientifiques concernant ce médicament. De part sa formation médicale, il sait les évaluer et les trouve prometteurs.

Il augmente peu à peu la dose jusqu’à 180 mg/j. Son anxiété diminue fortement, son craving aussi mais de façon insuffisante. Entre deux cuites il poursuit ses recherches sur le baclofène, passe des heures sur le site de PubMed qui référence les articles de toutes les revues médicales et s’intéresse aux articles concernant les animaux. Tous les articles disent la même chose, que ce soit pour la cocaïne, l’héroïne ou l’alcool, le baclofène supprime l’envie de consommer chez les rats de façon dose dépendante : à faible dose le baclofène réduit le craving, à forte dose il le supprime. La dose suppressive est pour les rats comprise entre 3 mg/kg et 4 mg/kg selon les drogues dont ils sont dépendants.

Il recommence alors le traitement en se fixant un maximum de 300 mg/j. Son protocole est très strict et rapide, 20 mg de plus tous les 3 jours. Le 14 février 2004, 37 jours après le début de son traitement, il atteint la dose de 270 mg/j et découvre ce qu’il appelle l’indifférence.

« On nous a apporté le thé, Rebecca observait les gens et moi je lisais les journaux. Au bout de cinq ou dix minutes, j’ai levé les yeux et laissé mon regard errer dans la salle. À une table voisine, un homme buvait une boisson ambrée (whisky ou cognac sans doute), et cela ne m’a rien fait.

Et voilà, je gardais les yeux sur un verre et restais de marbre. C’était devenu un simple objet. Ce soir-là, pour la première fois depuis que j’étais devenu alcoolique, je n’ai pas eu envie de boire.»

Olivier Ameisen est le premier à avoir connu et rapporté l’indifférence. Après avoir lu son livre avec espoir, d’autres malades ont voulu suivre son chemin et découvert ce qu’était l’indifférence.   En prenant du baclofène, ils ont vécu à leur tour la fin de leur dépendance et constaté la suppression de leur maladie.

Catherine

« Je crois que l’indifférence est la notion la plus difficile à intégrer lorsque l’on est malade. Avant d’être guérie, malgré les témoignages, j’avais du mal à croire que la vue de l’alcool ne me ferait ni chaud ni froid. Je savais que ça existait mais je ne voyais pas à quoi ça pouvait ressembler.

Aujourd’hui, je peux dire qu’il n’y a rien de plus génial que cette sensation. CAR CETTE SENSATION N’EXISTE PAS! JE ME FOUS DE L’ALCOOL, JE NE PENSE PLUS A L’ALCOOL! COMMENT PEUT-ON AVOIR DES SENSATIONS PAR RAPPORT A UNE CHOSE A LAQUELLE ON NE PENSE PAS? »

Cécile

« Quelle que soit la situation de stress, d’angoisse, je n’ai plus la réaction de boire pour aller mieux.
Je ne réponds plus à mes pulsions parce qu’elles n’existent plus.
Je ne repousse pas la tentation parce qu’elle n’existe pas.
L’indifférence n’entraîne pas l’abstinence même si elle la favorise, ma guérison a été obtenue sans douleur car autrement je ne pouvais, ne voulais pas me soigner … »
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Le baclofène dans tout ça

In : Informations, Posted by on Août.08, 2011

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Olivier Ameisen, Professeur de médecine et de cardiologie, alcoolique et réfractaire à tous les traitements disponibles, a très vite été persuadé que cette maladie avait une base neuro-biologique et que le craving en était la clé ; il est en effet admis par la communauté scientifique que l’intensité du craving dans la maladie alcoolique est prédictive du taux de rechute du malade.

Il cherche alors dans la littérature les médicaments susceptibles d’agir sur le craving et découvre l’efficacité du baclofène sur des rats rendus dépendants : cet effet est dose dépendant, à hautes doses (5mg/kg) ; plus aucun animal n’éprouve le besoin de consommer, aucun autre médicament n’a cet effet.

Il découvre en outre l’efficacité du baclofène sur la réduction du craving humain à travers les travaux de l’équipe romaine conduite par G.Addolorato, ainsi que la possibilité de prendre jusqu’à 300mg par voie orale , puisque cette pratique est déjà utilisée par certains neurologues qui considèrent en effet l’administration par voie intrathécale (c’est à dire directement dans le cerveau à l’aide d’une pompe implantée sous la peau) dangereuse (complications infectieuses fréquentes).

Devant ces résultats, il émet le postulat que ce qui arrive aux rats peut Abstis’appliquer à l’homme et décide alors de s’administrer du baclofène à haute dose ; à la dose de 270mg/jour il devient indifférent à l’alcool.
La vue d’une bouteille d’alcool ne lui fait pas plus d’effet que la vue d’un pot de fleur.

Après avoir tenté sans succès d’alerter la communauté scientifique en publiant en 2004 son « case report », il publie en 2008 un livre grand public Le dernier verre  édition Denoël.

Le baclofène est une ancienne molécule commercialisée depuis plus de quarante ans sous le nom de Liorésal. C’est un myorelaxant agissant comme agoniste des récepteurs GABA-B ; elle a reçu son autorisation de mise sur le marché (AMM), avec pour seule indication la spasticité d’origine neurologique.
Pas d’autorisation de mise sur le marché pour l’alcoolisme ne veut pas dire comme on l’entend parfois, pas le droit de prescrire, la prescription est simplement encadrée par des règles et le médicament non remboursé. Quant on connait le coût dérisoire du traitement, qui revient à 1 ou 2 euros par jour, on se dit que ce n’est pas très important.

Odile Paoletti, avocate, dit en outre ceci :

« Si, sous prétexte qu’un médicament n’a pas reçu l’AMM, vous ne le prescrivez pas à votre patient, alors qu’il aurait pu améliorer son état de santé ou le guérir, votre responsabilité pourrait également être recherchée ! »

Les prescripteurs, de plus en plus nombreux, qui acceptent de prescrire le font à titre compassionnel, en général pour des personnes ayant tenté sans succès les méthodes traditionnelles proposées dans le cadre de l’alcoolisme.

Les effets secondaires du baclofène sont bien connus et surviennent principalement en début de traitement, lorsqu’on augmente trop rapidement la posologie ou lorsqu’on utilise des doses élevées. Ils imposent rarement l’arrêt du traitement. Les principaux effets secondaires sont la fatigue, la somnolence, les nausées.

Renaud de Beaurepaire, Psychiatre à Villejuif, premier prescripteur français, de part l’ancienneté (c’est le seul médecin français cité dans le livre d’Olivier Ameisen) et le nombre de patients qu’il a traité, en donne une liste ici

Concernant la sécurité d’emploi du baclofène, aucun décès n’a jamais été constaté en prise orale même à des doses extrêmement fortes prises par des personnes tentant de mettre fin à leur jour. Par ailleurs, aucun cas de complications irréversibles dû à une prise de baclofène par voie orale n’a été rapporté dans la littérature ou par les centres anti-poison depuis que le baclofène est utilisé.

voici ce qu’en dit SFA (Société Française d’Alcoologie) dans son rapport de décembre 2010 :

« La pharmacovigilance s’adresse donc à un nombre important de patients y compris aux posologies élevées de l’AMM : environ un million de patients/année pendant plus de vingt ans, à la posologie moyenne de 75 mg/jour. A fortes doses (100 à 150 mg/jour) en utilisation chronique, les événements indésirables graves signalés ont été très rares, tous réversibles; A ce jour, aucun décés n’a été attribué au baclofène »

Sur quoi s’appuie t’elle pour affirmer cela, sur un rapport qu’elle a demandé aux centres anti-poisons de Bordeaux, Lille et Strasbourg.

Depuis la sortie du livre « Le dernier verre » en octobre 2008 par lequel le Professeur Olivier Ameisen a fait connaître sa découverte, des malades alcooliques ont réclamé le traitement et des médecins se sont mis à prescrire le baclofène, le succès a très souvent été au rendez-vous.
Parmi eux, Renaud de Beaurepaire, Annie Rapp médecin et psychothérapeute à Paris, d’autres médecins partout en France les ont rejoints.

Les centres d’addictologie se mettent eux aussi peu à peu à prescrire, comme le RESADSAD ( Réseau Sud Aquitain des professionnels de Soin en Addictologie ), le RESAD84 (Vaucluse) et le CHU de Lille.

Voici ce que qu’écrit Renaud de Beaurepaire dans son très bel éditorial (le courrier des addictions – N°3 septembre 2010) :

« Un jour, forcément, quelqu’un écrira l’histoire du baclofène. Avec, en toile de fond, cette question, ou plutôt cette énigme : pourquoi des médecins ont pendant si longtemps regardé se dégrader et mourir devant eux des malades atteints d’une maladie, l’alcoolisme, alors qu’ils avaient à portée de main un médicament qui la guérissait ? Des médecins qui ont même refusé de le prescrire ! Une énigme et un scandale, une honte pour la médecine. Le journaliste qui l’écrira sera sans pitié. Les mauvais prétextes, discours mensongers, intérêts financiers et industriels, tous les conflits d’intérêt, pressions exercées par certains organismes… il passera tout au crible. Le livre qu’il tirera de son enquête s’appellera peut-être « Le scandale du baclofène » .

La seule voie proposée jusqu’à présent aux malades alcooliques est l’abstinence, même accompagnée de médicaments anti craving, d’antidépresseur ou d’anxiolytique et de soutien psychologique, une grande majorité de malades n’arrive pas à tenir et rechute tant l’esprit doit lutter et se faire violence pour maintenir au jour le jour l’abstinence.

Si l’alternative « baclofène » permet de guérir, comme le disent les centaines de patients traités par cette molécule à la dose moyenne de 140mg/jour, cela vaut sans doute le coup d’être essayé …m’aider à arrêter de boire de l’alcool, besoin aide pour arreter de boire, je veux arreter de boire, Comment faire pour arrêter de boire, j’ai besoin de m’arrêter de boire, on peut s’arrêter de boire, urgence d’arrêter de boire. Arrêter de boire – je lutte contre l’alcoolisme, l’alcool, vous en êtes où, j’aimerai arreter de boire, medicament pour arreter de boire, le baclofene arreter boire avec le baclofene, je veux arreter de boire, prend du baclofen, je vais stopper l’alcool, je cherche un prescripteur de baclofene,Comment j’ai stoppé l’alcool grâce au baclofène. je n’en peux plus avec l’alcool, je n’en peux plus de boire trop, je veux arrêter de boire, Combien de temps faut il arreter de boire de l’alcool,je commence a arreter de boire, Je cherche de l aide pour arreter de boire, je bois trop,problème d’alcool, arrêter de boire, alcoolique,j’ai un problème avec l’alcool, je veux arreter l’alcool,Je voudrais arrêter de boire et me passer de boire pour évaluer ma dépendance à l’alcool , peur d’arrêter l’alcool, comment aider à arreter de boire de l’alcool,vaincre l’alcoolisme et arrêter de boire de l’alcool en prennant du baclofene,Comment s’arrêter de boire, il faut que j’arrete de boire