Les dangers de l’alcool

L’alcool est responsable de 49 000 décès par an. Il est la deuxième cause de mortalité prématurée, la première cause de mortalité chez les 18-25 ans. Un enfant nait chaque jour avec une conséquence de l‘exposition parentale à l’alcool. Il est l’un des premiers motifs d’hospitalisation. Il contribue à l’insécurité routière et aux actes de violences. Il est enfin, pour les proches et les familles, une épreuve quotidienne, sociale et psychologique.

En plus d’être la cause de nombreuses pathologies et de traumatismes, l’alcool est responsable de dommages sociaux, mentaux et affectifs (infractions à la loi, violences familiales) qui induisent des coûts très élevés pour la société. La consommation d’alcool peut être préjudiciable pour le consommateur lui-même mais aussi pour son entourage. Consommé durant la grossesse, il  entraîne également des risques très importants pour le fœtus (altération du développement cérébral). Il augmente le risque de ces pathologies et des dommages sociaux de façon dose-dépendante : plus un individu consomme de l’alcool, plus le risque est important.

En France, on estime que cinq millions de personnes ont un problème avec l’alcool, c’est-à-dire qu’elles ont régulièrement une consommation excessive de boissons alcoolisées ; parmi elles deux millions sont alcoolodépendantes.

Témoignage :

« Je suis alcoolique. C’est une réalité que j’ai bien dû admettre depuis quelques années. Mais je fais tout pour que ça ne se voie pas. Parce que j’ai honte et peur que les autres aient honte de moi. Je bois beaucoup, heureusement, assez lentement. Mais tout le temps… Gin tonic ou gin rosé. Au fil du temps, mon addiction se manifeste de plus en plus tôt dans la journée. Je me lève tard, puisque je n’ai aucune envie de me lever. Ensuite, deux cafés et deux cigarettes (je ne mange pas, bien entendu) ; à partir de là, c’est le premier verre de gin tonic (ce poison) et les autres suivent…

Ma préoccupation, c’est que les autres ne s’en aperçoivent pas : ma famille, mes voisins, mes amis, mes interlocuteurs au téléphone. Je m’applique à avoir toujours une élocution normale… mais j’ai bien peur de ne pas toujours y arriver.

Résultats de ce régime : plus d’appétit, maigreur, faiblesse, plus d’activités, manque d’attention envers mes proches et mes animaux de compagnie, sieste fréquente tard dans l’après-midi (histoire de cuver pour mieux repartir dans la soirée), sautes d’humeur, voire agressivité, incompréhensibles pour mon entourage, culpabilité permanente, plus envie de rien à part dormir. Et trop lâche pour mettre fin à mes jours.

Bref, je voudrais sortir de cet enfer qui me dégoûte, me bouffe la vie et commence tout doucement à empoisonner celle de mon entourage… C’est très insidieux : les petits « couacs » se multiplient. »